Electronx's Blog


Les acides gras TRANS et la santé.
23 décembre 2008, 20 h 41 min
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Après les fêtes de fin d’année, et leur lot d’excès gastronomiques, les bonnes résolutions que nous n’avons pas manquer de prendre pour 2008 se mettent en place.
Je vous propose d’en ajouter une qui devrait se révéler très bonne pour votre santé, en tout cas selon les études qui ont été menées et les recommandations qui sont faites par les organismes de santé publique.

Bannir de notre alimentation, autant que possible, une classe d’acides gras, appelée, dans le jargon scientifique, « TRANS ».

Ces acides gras « trans », qui sont peu présents naturellement dans l’alimentation, sont le résultat de l’hydrogénation des acides gras polyinsaturés par l’industrie agroalimentaire, dont l’objectif est à la fois de désodoriser les huiles, et de les rendre plus solides, en augmentant leur température de fusion. Ainsi, ces huiles rancissent moins vite et apportent un moelleux incomparable aux aliments dans lesquels elles sont ajoutées.

cake

Meilleure conservation, goût plus subtil, texture plus agréable, tout serait parfait dans le meilleur des mondes industriels si les acides gras « trans » n’étaient pas nocifs pour la santé.
En effet, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments et de nombreuses études menées aux Etats-Unis, ces matières grasses seraient responsables à la fois d’une augmentation du taux de mauvais cholestérol Lire la suite

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Pile à combustible à polymère : on peut se passer du coûteux platine !
16 décembre 2008, 18 h 56 min
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Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Parmi les multiples familles de piles à combustible, qui fabriquent de l’électricité avec de l’hydrogène et de l’oxygène, les modèles à membranes en polymère présentent de nombreux avantages. Robustes, elles conviendraient à de nombreux usages, dont l’automobile. Mais elles coûtent cher à cause du platine qu’elles contiennent. Il suffisait de trouver l’astuce pour s’en passer…

Dans une pile à combustible, un matériau appelé électrolyte sépare les deux électrodes. Du côté de l’une (l’anode, qui émet les électrons) est amené de l’hydrogène tandis que de l’oxygène arrive de l’autre (côté cathode, donc). Entre les deux, l’électrolyte voit transiter les ions (le plus souvent des protons, H+, donc les noyaux d’hydrogène qui ont perdu leurs électrons), le résultat étant une émission d’eau. Autour de ce principe de base existent de multiples variantes, qui diffèrent par à peu près tous les éléments. L’électrolyte, notamment, peut être un liquide, ce qui présente quelques inconvénients.

Les efforts sont nombreux pour réaliser un électrolyte solide, constitué d’un polymère rendu conducteur. Il devient alors une fine membrane séparant les deux électrodes. On sait le faire depuis longtemps avec des membranes faites d’un polymère chimiquement actif, soit acide soit alcalin (ou basique, pourrait dire un chimiste), capable de faire transiter des ions. Le cas le plus étudié est celui des membranes acides, perméables aux ions H+. Un tel produit figure au catalogue de Dupont de Nemours, sous le nom de Nafion. Appelées PEMFC (Proton Exchange Membrane fuel Cell, pile à combustible à membrane échangeuse de protons), ces piles ont par exemple été utilisées dans des missions spatiales depuis les années 1960.


Schéma de la pile à membrane alcaline (cliquer sur l’image pour l’agrandir). Du côté de l’anode (ici en nickel-chrome), l’hydrogène s’oxyde et forme de l’eau en émettant des électrons dans le circuit. Au niveau de la cathode (en argent), l’oxygène est réduit et récupère des électrons. Entre les deux, la membrane, qui constitue l’électrolyte, se laisse traverser par les ions hydroxyles (OH). © Lin Zhuang

Mais elles peinent à sortir de ces prestigieux marchés. La raison est leur coût. Il faut leur ajouter du platine, au niveau des électrodes, qui fait office de catalyseur pour faciliter les réactions chimiques indispensables. On voit mal comment équiper ainsi un parc mondial de voitures électriques…

Prototype prometteur

Pour se passer du platine dans les piles à combustible, les scientifiques imaginent différentes solutions. Une équipe chinoise, de l’université Wuhan, menée par Lin Zhuang, vient d’apporter une réponse, publiée dans la revue Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences). Ces chercheurs ont utilisé une membrane alcaline, qui fait transiter les ions hydroxyles (OH). Il s’agit donc d’une APEFC (alkaline polymer electrolyte fuel cell). Ce principe est connu depuis des lustres et utilisé sur les piles à électrolytes liquides dites AFC (alkaline fuel cell). Ce genre de membrane a déjà été utilisé mais requérait aussi du platine.


De la poudre de sulfone à ammonium quaternaire, à droite le même composé en solution et la membrane obtenue après polymérisation (QAPS, quaternary ammonium polysulphone), bien moins coûteuse que les membranes à échange de protons des actuelles PEFMC. © National Academy of Sciences, Pnas

L’équipe chinoise est parvenue à s’en passer en utilisant un polymère particulier (un polysulfone, quaternary ammonium polysulphone, ou QAPS). La cathode (l’électrode côté oxygène) est en argent. L’anode (côté hydrogène) est en nickel, recouverte de chrome, un traitement qui empêche d’intempestives réactions d’oxydation, expliquent les auteurs, le nickel jouant le rôle de catalyseur.

Le prototype réalisé a fourni 50 milliwatts par centimètre carré de membrane à 60°C, « sans signe de dégradation durant les cent heures de l’essai ». La puissance est faible, les PEMFC actuelles fournissant quatre ou cinq fois plus. Mais cette pile n’est qu’un exercice de laboratoire qui démontre l’intérêt d’une nouvelle voie, où la catalyse est assurée par du nickel plutôt que par du platine. De quoi changer radicalement la donne industrielle et commerciale des piles à combustibles…

Le nickel de l'anode est traité au chrome. La réaction qui transforme l'hydrogène et l'hydroxyle (OH-) en eau est ainsi catalysée. © Lin Zhuang et al./Pnas

Le nickel de l’anode est traité au chrome. La réaction qui transforme l’hydrogène et l’hydroxyle (OH) en eau est ainsi catalysée. © Lin Zhuang et al./Pnas


Morale et débâcle financière
2 décembre 2008, 23 h 12 min
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https://i2.wp.com/content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/a/a0/250px-War-of-the-worlds-tripod.jpg

Robert SKIDELSKY

L’effondrement financier mondial est la conséquence directe de la vénération occidentale pour les faux dieux. L’une de ces principales déités est « l’hypothèse d’efficience du marché ».

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, H.G. Wells écrivait qu’une course entre moralité et destruction était lancée. Selon lui, l’humanité devait abandonner ses habitudes guerrières ou la technologie la décimerait.

De leur côté, les écrits économiques véhiculaient l’image d’un monde totalement différent, où la technologie était, à juste titre, reine. En monarque bienveillant, Prométhée répandait les fruits du progrès parmi ses disciples. Dans le monde des économistes, la moralité ne devait pas chercher à contrôler la technologie mais à s’adapter à ses exigences. Ce n’est que par ce biais que l’on pourra assurer la croissance économique et éliminer la pauvreté. La moralité traditionnelle s’est effacée derrière l’intensification de la force productive.

Nous nous sommes cramponnés à cette foi en le salut technologique: les anciennes croyances ont reculé et la technologie est devenue toujours plus inventive. Notre foi dans le marché – accoucheur de l’invention technologique – résulte de cette situation. Au nom de cette foi, nous avons embrassé l’idée de la mondialisation, plus vaste extension possible de l’économie de marché.

Pour le bien de la mondialisation, les communautés sont dénaturées, les emplois délocalisés et les compétences sans cesse reconfigurées. Ses apôtres nous disent que le grand trouble de la majeure partie de ce qui a donné un sens à la vie est nécessaire pour parvenir à une « affectationefficace du capital » et à « une réduction du coût de transaction ». Les moralités qui résistent à cette logique sont qualifiées d’ »obstacles au progrès ». La protection – le devoir des forts envers les faibles – devient protectionnisme, mal à l’origine de la guerre et de la corruption.

On ne peut discuter l’affirmation que l’effondrement financier mondial d’aujourd’hui est la conséquence directe de la vénération occidentale pour les faux dieux. L’une de ces principales déités est « l’hypothèse d’efficience du marché », la croyance que le marché fixe des cours toujours justes pour tous les échanges commerciaux, excluant toute possibilité d’envolée ou de chute des prix, de flambée ou de mouvement de panique. Le langage théologique qui aurait pu décrier le resserrement du crédit en le qualifiant de « salaire du péché », ou ce que l’on obtient pour avoir été d’une extrême prodigalité, est devenu inutilisable.

Intéressons-nous à la façon dont le terme « dette » (péché originel contre Dieu, avec Satan dans le rôle du grand requin de l’emprunt) est devenu « endettement à effet de levier », métaphore empruntée à la mécanique, qui a fait de l’injonction classique contre « l’endettement » presque un devoir d’être « un puissant effet de levier ». L’endettement alimente la double tentation d’obtenir ce que l’on veut aussi vite que possible et d’obtenir « quelque chose pour rien ».

L’innovation financière a élargi le champ de ces tentations. Les jeunes prodiges des mathématiques ont Lire la suite



Konrad Lorenz
2 décembre 2008, 13 h 35 min
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Konrad Lorenz

Éthologiste autrichien.

Konrad Lorenz aura été l’un des savants les plus aimés de son siècle. Parce qu’il savait parler aux gens comme il savait parler avec les mammifères, les oiseaux et les poissons, (c’est le titre de l’un de ses livres les plus célèbres). Parce qu’à la fin de sa vie, il a complété les observations et les analyses du savant par les réflexions d’un sage, mais peut-être, avant tout, parce qu’on le représentait toujours en pleine nature, penché sur une nichée d’oies sauvages ou jouant avec des choucas. Le public ne pouvait qu’être rassuré par cette image d’un grand biologiste si manifestement intéressé par les manifestations concrètes de la vie.

Dans la vie d’un tel chercheur, la science est une présence amicale et, inversement, les petits gestes de l’existence quotidienne ont une coloration qui les rattache au monde de la science. Lorenz arrivait souvent avec quelques minutes de retard à ses cours de l’Institut Max Planck. Ce trajet, qu’il faisait à pied bien sûr, était un sentier de la vie. Tel matin il prolongeait sa conversation avec la boulangère, tel autre matin son attention était retenue par un écureuil. Route sinueuse! Les êtres vivants ignorent la ligne droite. Il n’y a qu’à voir la forme des raccourcis que les gens adoptent spontanément dans les parcs.

Ayant étudié la carte de la ville de Munich, les étudiants de Lorenz proposèrent au maître un trajet plus rationnel, comportant moins de points de vie. Lorenz respecta l’horaire, mais ce fut pour son malheur et celui des étudiants: il devint de plus en plus maussade jusqu’à ce qu’il revienne à son premier trajet. Il venait de vivre ce qu’il avait si souvent observé chez ses oies.
Lorenz s’est beaucoup intéressé aux comportements sociaux des animaux, aux rites plus particulièrement. Il a ainsi appris que l’oie sauvage, son animal préféré, peut tomber en dépression si on modifie une seule de ses habitudes, fût-elle insignifiante et inutile en apparence. Quand les rites ont une signification manifeste pour l’individu et une grande importance pour l’espèce, en être privé est pour l’oie une mort avant la mort.

Ainsi en est-il des rites d’accouplement chez les oiseaux et en particulier chez les oies, dont la fidélité en amour est exemplaire. Une oie cendrée privée de cérémonial tombe en dépression.

Respecter des rites, n’est-ce pas essentiel aussi chez les humains? N’est-ce pas le signe distinctif des civilisations et des institutions vivantes? Que devient la conversation sans les Lire la suite



La reproduction humaine est menacée par la chimie
25 novembre 2008, 8 h 14 min
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Le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué d’environ 50 % par rapport à 1950. L’incidence du cancer des testicules a doublé au cours des trente dernières années. Le nombre de malformations génitales masculines est en hausse : la fréquence de la cryptorchidie (interruption de la migration d’un testicule vers les bourses) a été multipliée par 1,5 en vingt ans. Au premier rang des accusés figurent des substances chimiques : les perturbateurs endocriniens.

Les paillettes de spermatozoïdes et d'embryons congelés sont conservées dans l'azote liquide.

EDELMANN CLAUDE / GAMMA

« Les hommes ont de moins en moins de spermatozoïdes »

Les ministères de l’écologie et la santé, l’Institut de recherche en santé publique (Iresp) et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) organisent le colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant », mardi 25 novembre à Paris. Président de l’Iresp, Alfred Spira est responsable scientifique de ce colloque, dans lequel interviennent Bernard Jégou, président du conseil scientifique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), et Pierre Jouannet (université Paris-V). Tous trois travaillent depuis quinze ans sur les troubles de la fertilité liés aux polluants.

Les politiques se préoccupent des effets néfastes de l’environnement sur la fertilité. Comment expliquez-vous cette mobilisation ?

Pierre Jouannet. Les politiques bougent parce qu’il existe une demande sociale importante. Les données scientifiques s’accumulent depuis quinze ans. L’épidémiologie comme les travaux chez l’animal et quelques Lire la suite



Le champignon qui fabrique du pétrole
19 novembre 2008, 21 h 15 min
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On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Les travaux de Gary Strobel, à l’Université du Montana (Etats-Unis) le prouvent une fois de plus. Le scientifique a découvert que le champignon Gliocladium roseum produit des hydrocarbures quand l’oxygène vient à manquer. Un cocktail de substance qui n’est pas sans rappeler le gazole.

Strobel n’est pas un inconnu. Il parcourt le monde à la recherche de micro-organismes utiles installés sur les plantes. On lui doit notamment la découverte en 1993 d’un champignon qui a permis de concevoir le Taxol, un puissant anti-cancéreux. Il a également découvert une bactérie dont on tire aujourd’hui une cinquantaine de molécules antibiotiques (1). Mais en 1987, il avait conduit un essai bactériologique illégal dans une forêt du Montana pour tenter de guérir des arbres victimes de la maladie hollandaise de l’orme, qui avait failli ruiner sa carrière. Très controversé, le chercheur n’a jamais cessé sa quête de micro-organismes.

Ce mois-ci, la revue Microbiology publie donc la découverte des vertus énergétiques de Gliocladium roseum. Un champignon qui a déjà été utilisé dans la lute biologique contre la pourriture grise des fraises. A l’air libre, dans les arbres du nord de la Patagonie où Strobel les a découvert, le micro-champignon émet des gaz. Mais dans une atmosphère appauvrie en oxygène, ce sont toute une série de molécules volatiles hydrocarbonées qu’on trouve d’ordinaire dans le gazole qui sont libérées. Le micro-organisme se nourrit de cellulose. De quoi susciter l’intérêt des industriels qui cherchent des moyens de produire des agrocarburants sans entrer en compétition avec l’alimentation.

Strobel a bien évidemment verrouillé ses arrières. Son “myco-diesel” est breveté, et il a commencé à décoder le génome du parasite pour découvrir les gènes responsables de la production des hydrocarbures. Mais il faudra probablement des années pour savoir si le salut de l’automobile se trouve dans un micro-champignon.

(1) La revue scientifique Science a consacré un portrait à Strobel dans son édition du 31 mai 2002

Source : Science et vie



Fête de la Science 2008 : les festivités commencent vendredi prochain !
19 novembre 2008, 20 h 51 min
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Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

La dix-septième édition de la Fête de la science est dans les starting-blocks et se tiendra du vendredi 14 au dimanche 23 novembre. Des milliers de manifestations sont prévues partout en France et, bien sûr, sur Futura-Sciences. Pour savoir ce qui se concocte près de chez vous, consultez le programme des réjouissances, centralisé sur un site Web, et continuez à visiter notre site où se déroulent déjà des forums spéciaux, en attendant une séance de tchat sur le LHC.

L’an dernier, la Fête de la science a drainé plus d’un million de visiteurs. La preuve est faite que lorsque la science descend dans la rue, elle touche un très large public. L’édition 2008 s’étendra sur dix journées, avec deux week-ends, du vendredi 14 novembre au dimanche 23 novembre.

Expositions, conférences, festivités, les manifestations seront nombreuses et variées en thèmes. On parlera de pommes de terre à Brest, mais aussi de robotique. A Marseille, on pourra admirer des instruments scientifiques centenaires ou apprendre comment réaliser un hologramme à l’aide d’un laser. A Montluçon, les météorologues expliqueront leurs techniques et à Chalon-sur-Saône, le public pourra s’intéresser à l’or ou à l’effet de serre.

Bref, il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges et il est impossible de détailler tout ce qu’ont imaginé les municipalités et les bénévoles de multiples associations. Découvrez le programme complet sur le site dédié à la Fête de la science, créé par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Les chercheurs viennent parler avec nous

A Futura-Sciences, la fête a déjà commencé et des scientifiques sont venus à votre rencontre dans nos forums. Agnès Guillot et Jean-Arcady Meyer, deux spécialistes de robotique et des « animats », répondent à vos questions dans un forum spécialisé sur la bionique et sur les robots, tandis que Sylvie Royat-Parola nous explique les mystères du sommeil. Mercredi 19 novembre, le physicien Etienne Klein interviendra en direct dans un tchat de 18h à 19h pour satisfaire toutes les curiosités concernant le LHC, le grand collisionneur de hadrons installé près de Genève.

Source : Futura-sciences.com