Electronx's Blog


Cocorosie
19 novembre 2008, 21 h 19 min
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CocoRosie est un duo de filles charmantissimes, innocentes et déjantés. Les deux sœurs de Brooklyn ont créé un son qui leur ressemble.

En écoute « Terrible Angels »
En écoute « Butterscotch »

Quand CocoRosie monte sur scène, le public est très concentré. Sierra a une formation de chanteuse classique. MC Spleen, leur ami beatboxer, est originaire de Paris. Bianca est la petite soeur de Sierra. Le son, qui fait grand bruit dans l’univers de la musique, a été créé à Paris. Un tapis sonore à base de bruits de jouets et de dictaphone. Et ce serait une erreur de n’y voir qu’une vaste plaisanterie. Ce qui fascine chez Rosie et Coco – deux surnoms issus de leur enfance – c’est leur radicalité. Elles élaborent leur musique à partir d’éléments simples, au mépris de ce que le public ou le marché ont l’habitude d’entendre. Cette quête sans compromis de leur propre vérité a totalement séduit le MC parisien Spleen. « La maison de mon rêve » est née du hasard. Au départ, un CD pressé en amateur avec les moyens du bord, tombe entre les mains d’un patron de label.

Les voix et les bruitages sont étranges, les textes ne le sont pas moins : tantôt banals, tantôt d’une incroyable complexité et pleins de profondeur poétique. « Terrible Angels – les anges terribles » parle de la dépendance des artistes masculins vis à vis de leurs muses. Il est question de l’image de la femme et des conflits qui en découlent. Un thème récurrent pour CocoRosie.

Bianca : « Etre une femme en tant qu’artiste est une question essentielle. Ne serait-ce que pour trouver sa place parmi tous les artistes et les écrivains que tu admires, qui peuvent être des hommes. »

La plupart des textes sont écrits par Bianca, qui se perçoit d’ailleurs plus comme une écrivain. Sierra compose la musique. Ses morceaux sont de petites mises en scène. Exemple, celle de ce fermier convaincu que Jésus n’aime que lui et certainement pas sa femme et encore moins ses concitoyens noirs.

Bianca : « Nos chansons ressemblent à des nouvelles ou à des portraits. C’est des rôles qu’on joue. Nos voix varient selon la personnalité du personnage à interpréter. »

C’est en Camargue, dans la ferme de leur mère que Rosie et Coco préparent leur deuxième album . Elles travaillent toujours et encore sans ordinateur, sans studio, sans producteur et avec des moyens rudimentaires. Elles font même le mixage elles-mêmes.
CocoRosie a démarré comme un projet modeste et spontané. Aujourd’hui, il occupe toute leur vie.

Une chose est sure, Bianca et Sierra n’en resteront pas à la musique. Elles travaillent sur un opéra, tournent des petits films, peignent, dessinent et invitent des amis musiciens à se produire avec elles sur scène. Pour toutes ces activités, CocoRosie est une plate-forme de travail exceptionnelle.

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Source : ARTE


Jamendo fête la musique libre le 26 novembre à Paris
18 novembre 2008, 11 h 06 min
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Guillaume Champeau – publié le Lundi 17 Novembre 2008 à 13h26 –

Appréciée par les amateurs éclairés qui y voient une autre manière de proposer et de « consommer » de la musique, la musique libre peine encore à s’imposer auprès du grand public. Mais elle progresse. Avec une qualité d’offre musicale de plus en plus intéressante, la musique libre évite l’opposition frontale entre les artistes et les consommateurs, en offrant à ces derniers la liberté de s’échanger gratuitement les chansons proposées par des artistes qui souhaitent avant tout se faire connaître… ou se faire plaisir. Jamendo, qui s’est imposé comme le leader de la diffusion de la musique libre, veut ainsi profiter du débat sur la riposte graduée pour montrer qu’il existe une autre voie pour les artistes et les internautes.

« Au moment même où le Parlement français vote la loi Hadopi pour voler au secours d’un modèle économique en perte de vitesse, Jamendo fête la musique libre à Paris« , annonce ainsi la plateforme qui compte aujourd’hui 7.000 artistes pour 2,4 millions de visiteurs uniques mensuels. Le 26 novembre 2008 à 18 heures, elle tiendra à Paris au Glaz’Art une conférence de presse, un cocktail et un concert « pour fêter la montée en puissance de la musique libre« .

Trois artistes issus de la communauté Jamendo seront ainsi sur scène : Hype, Drunksouls et Tryad. Ce dernier est est un groupe « virtuel » composé de musiciens du monde entier, dont le leader Andrew Vavrek viendra spécialement d’Hollywood. Tout un symbole.

Source : http://www.numerama.com/