Electronx's Blog


Amadouer la Chine?
29 mai 2009, 12 h 07 min
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Les Américains se précipitent en Chine. On parle des divers canaux, réseaux, officiels ou moins officiels, c’est-à-dire tout l’appareil d’influence et de représentation politique, lorsque Washington monte une offensive d’accommodement, voire de séduction vers une autre puissance. Comme avec toute initiative US de ce genre, celle-ci est cousue de fil blanc. Il s’agit d’amadouer la Chine pour empêcher que les rapports de puissance entre la Chine et les USA évoluent plus ou moins rapidement en faveur de la première. La visite (25 au 31 mai) d’une puissante délégation parlementaire en Chine, menée par l’élégante Nancy Pelosi (Speaker de la Chambre), qui avale pour cette occasion une couleuvre de dimension, est le signe le plus spectaculaire de l’offensive d’amadouement.

Pelosi, farouche gardienne standard des droits de l’homme (et de la femme puisque nous y sommes), a pris plus d’une fois position contre les pratiques chinoises à cet égard, qu’elle juge déplorables; de même s’est-elle insurgée contre les affaires tibétaines, autre standard du genre. Qu’importe, elle est partie en Chine en mettant une sourdine à ses angoisses, les remplaçant en général par des appréciations très élogieuses sur les réalisations économiques chinoises. Elle suit le même chemin qu’Hillary Clinton, avec pour but général d’assurer les Chinois de la bonne volonté US et d’obtenir d’eux qu’ils ne cessent pas leur soutien aux USA, notamment via l’achat de bons du trésor. La mission Palosi a été suggérée par le député Kirk, qui a été un de ceux qui ont sonné l’alarme concernant l’évolution du comportement de la Chine.

Tout cela se déroule sur le fond des inquiétudes extrêmes des USA pour la position du dollar comme monnaie de Lire la suite



Les Etats-Unis face au traumatisme de la fin de l’Empire

Quand le fiasco irakien sème le doute

Malgré l’opposition d’une bonne partie de son opinion publique, le président George W. Bush a annoncé la poursuite de l’engagement militaire en Irak. Et, malgré – ou à cause – des difficultés croissantes sur le terrain, les Etats-Unis pourraient être tentés par la fuite en avant et par une escalade contre l’Iran. Pourtant, l’enlisement de leur armée confirme les limites de leur puissance. Certains évoquent même un déclin qui pourrait être marqué par des soubresauts similaires à ceux de la fin de l’Empire britannique.

Par Philip S. Golub

Un désastre ! Au sein des cercles de pouvoir américains, les conséquences de l’invasion et de l’occupation de l’Irak ont provoqué une crise plus profonde encore que celle qu’avait entraînée la défaite au Vietnam il y a trente ans. Comble de l’ironie, cette crise affecte la coalition d’ultranationalistes et de néoconservateurs qui s’est formée dans les années 1970 précisément pour tenter d’en finir avec le « syndrome du Vietnam », restaurer la puissance américaine et faire revivre la « volonté de victoire » des Etats-Unis.

Si l’on n’a pas assisté à une contestation de masse soutenue, comme ce fut le cas pendant la guerre du Vietnam, c’est en raison, sans doute, de l’existence d’une armée composée de volontaires issus Lire la suite