Electronx's Blog


La prospérité sans la croissance ? inventer une alternative
29 avril 2009, 21 h 19 min
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Paradoxe des temps modernes. Les extraordinaires avancées des sciences et des techniques ont permis à l’humanité d’accumuler un savoir faire et une capacité de production à même de satisfaire la plupart de ses besoins, et pourtant cette richesse potentielle, loin de se traduire par l’accomplissement des promesses du progrès, s’accompagne aujourd’hui d’une inégalité toujours accrue, d’une énorme demande sociale non satisfaite, et d’une pression croissante sur les conditions d’existence au nom du sacro saint rendement compétitif. Mais rendement de quoi ? Loin de permettre de libérer l’homme, l’intelligence, les énergies mobilisées, les efforts consentis, englués dans un système devenu inefficace, inadapté et dangereux, conduisent l’humanité à sa perte. Le système économique – dont la structure est un archaïsme hérité des temps obscurs où la rareté dominait – poursuit sa trajectoire aveugle et insoutenable qui nous rapproche inexorablement de l’épuisement des ressources primaires, et de la dévastation de notre planète. « Prosperity Without Growth ? » est un ouvrage (disponible gratuitement en ligne) publié par la Commission du Développement Durable, une agence gouvernementale du Royaume-Uni, qui ose aborder de front cette question brulante. La croissance, telle que nous la pratiquons, est dans l’impasse. Il faut repenser à nouveaux frais nos modèles de développement, et renoncer à la religion du PIB. Cela implique-t-il un retour aux privations ? Nullement. Les études effectuées de par le monde montrent qu’une fois atteint un niveau de revenu situé entre la moitié et les deux-tiers de ce qu’il est aujourd’hui aux USA, le sentiment de bien-être n’augmente plus en relation avec l’accroissement des revenus. Renoncer à la croissance, ce pourrait donc être simplement renoncer au « toujours plus » du consumérisme, à la recherche vaine de la distinction par les colifichets du « je le vaux bien » narcissique. Une telle révolution, non seulement économique mais également culturelle, est possible, nous dit la Commission Britannique, qui indique en s’appuyant sur les travaux de l’économiste canadien Peter Victor que cela permettrait également de travailler moins. Nous publions ci-dessous la note de lecture de cet ouvrage rédigée par Charles Siegel pour Common Dreams, et fournissons le lien de téléchargement.

Par Charles Siegel, Common Dreams, 28 avril 2009

Quand une commission du gouvernement britannique publie un rapport appelant à mettre un terme à la croissance économique, il semble tout à coup que notre monde soit en pleine mutation. La croissance est l’objectif central pour les économistes depuis le début de la révolution industrielle. Aujourd’hui le professeur Tim Jackson, le Commissaire Economique de la Commission du Développement Durable du Royaume-Uni publie un ouvrage qui résume l’état actuel de nos connaissances sur la croissance économique et montre de façon convaincante qu’il faut y mettre un terme.

Nous avons tous entendu parler des effets de la croissance sur l’environnement, tels que l’épuisement des ressources et le réchauffement de la planète. L’opinion communément admise est que nous pouvons y faire face en adoptant des technologies plus efficace. Mais ce livre affirme qu’il n’existe pas de scénario plausible dans lequel le progrès technologique pourrait à lui seul réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre si la croissance se poursuit à son rythme actuel. « La taille de l’économie mondiale est presque cinq fois supérieure à ce qu’elle était il y a un demi-siècle. Si elle continue à croître au même rythme, ce chiffre sera de 80 en 2100. » Les efforts déployés pour utiliser au mieux la technologie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre seront vraisemblablement submergés par ce rythme rapide de croissance.

Si nous voulons sérieusement éviter les pires effets du réchauffement de la planète, nous devons aller au-delà de ce genre de solutions technologiques et repenser la croissance économique elle-même.

Mettre un terme à la croissance économique n’implique pas pour autant faire des sacrifices. Les données montrent Lire la suite



Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme, par Paul Jorion
19 mars 2009, 21 h 47 min
Filed under: économie | Étiquettes: , , , ,

Diantre ! Hier, Thomas Friedman nous annonçait que 2008 était l’année du « Grand Bouleversement », celle où le modèle écologiquement insoutenable d’économie productiviste et consumériste s’était effondré, et voici qu’aujourd’hui Paul prononce l’acte de décès du capitalisme, provoqué par la décision de la Fed de monétiser la dette américaine… Pour comprendre de quoi il s’agit, un petit rappel des faits est sans doute nécessaire. Collectivement, les autorités politiques et monétaires du monde entier sont confrontées à une double difficulté. La première, c’est d’accompagner la liquidation en bon ordre – autant que faire se peut – de la masse de créances aujourd’hui douteuses ou sans valeur qui s’est accumulée durant la phase de gonflement de la bulle du crédit, entre 2000 et 2007, à hauteur de « quelques » milliers de milliards de dollars. La seconde, c’est de relancer une activité économique menacée par la prolongation de la très dangereuse chute libre depuis deux mois de la production industrielle et du commerce international. Le sauvetage de la finance a déjà nécessité l’engagement sous forme de garanties, de facilité de crédit ou de recapitalisations de plusieurs centaines de milliards, auxquels viennent s’ajouter le coût des plans de relance – dont les Etats ne disposent évidemment pas, et qu’ils doivent financer par la dette. Pour ce qui est de la lutte contre le ralentissement de l’activité, en temps normal la réponse consisterait, outre les plans de relance, en une baisse des taux directeurs. La « règle de taylor », utilisée par les banquiers centraux, permet de calculer de combien de points ceux-ci doivent baisser, en fonction de ce que dans le jargon on appelle « l’output gap », c’est à dire la différence entre la capacité de production de l’économie et de son activité réelle. Aux USA, l’application de cette règle impliquerait une baisse des taux supérieure à 5%… Problème, ceux-ci avoisinent déjà le zéro pourcent – à l’exception notable de la BCE. Et les taux négatifs, comme les fourmis de 18 mètres, ça n’existe pas. Si la relance par les taux – c’est à dire le crédit – ne fonctionne pas, comment irriguer l’économie pour la faire redémarrer ? Tout simplement – si l’on ose dire – en distribuant de l’argent. Nous allons donc voir décoller les fameux « hélicoptères ».. Le gouvernement japonais en a déjà décidé ainsi, et devrait allouer 150 dollars à chaque citoyen. Mais la méthode la plus couramment utilisée consiste à racheter des créances, avec de l’argent créé pour l’occasion. Et c’est là qu’intervient la monétisation. Puisque les Etats doivent s’endetter, c’est à dire émettre des bons du Trésor, et que les banques centrales doivent injecter de l’argent dans l’économie, marions les ! La Fed, comme la Banque d’Angleterre et celle du Japon, va donc acheter des bons du Trésor de son gouvernement avec de l’argent qui n’existe pas, et les « apparences » seront sauves. Le sont-elles vraiment ? La réponse, évidemment, est non. Cet apport de papier monnaie équivaut à une dévaluation de fait, qui ne peut dans l’immédiat être tolérée que parce que tous les Etats étant dans la même situation calamiteuse et devant recourir aux mêmes expédients, personne ne peut s’en offusquer. Personne vraiment ? Si, en l’occurrence tous les pays échaudés par l’exemple de la crise asiatique et qui ont accumulé des réserves de change en dollars, au premier rang desquels la Chine – quoique pour des raisons différentes – vont voir leur trésor de guerre s’évaporer. Le 18 mars 2009 n’est peut être pas la date de décès du capitalisme, mais il frappe les trois coups ouvrant le deuxième acte de cette crise. Celui de la crédibilité des devises, à commencer par le dollar.

par Paul Jorion, 19 mars 2009

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États-Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États-Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de Lire la suite



Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d’insolvabilité globale
17 janvier 2009, 22 h 02 min
Filed under: économie | Étiquettes: , , , ,

En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d’un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d’ « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du moment ; la suite a montré qu’elles étaient pourtant parfaitement justifiées. En fonction de la même logique d’anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd’hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d’insolvabilité globale.

Les graves conséquences de cette insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l’enjeu que représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l’année 2009 selon l’équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en baisse qui constituent autant d’outils d’aide à la décision et à l’analyse pour ceux que l’année à venir inquiète ou intrigue.

Contrairement à ce que les dirigeants politiques mondiaux, à l’image de leurs banquiers centraux, semblent penser, le problème de liquidité qu’ils essayent de résoudre par des baisses historiques de taux d’intérêts et une création monétaire illimitée, n’est pas une cause mais une conséquence de la crise actuelle. C’est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les « trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu’ils s’appellent bilans des banques [1], endettements des ménages [2], faillites d’entreprises ou déficits publics. Avec une estimation conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus de 30.000 milliards USD [3], notre équipe considère que le monde fait désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées) surendettés et/ou très dépendants des services financiers.

Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) – Source : Thomson financial Datastream, 01/2009

A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d’une crise de liquidité ?

Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut paraître très technique et finalement peu déterminante pour l’évolution de la crise en cours. Pourtant, elle n’a rien d’une querelle académique puisque, selon le cas, l’action actuelle des gouvernements et des banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire dangereuse.

Un exemple simple permet de bien saisir l’enjeu. Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre activité, vous pouvez payer vos Lire la suite



Hervé Kempf : « Ce que nous vivons n’est pas la crise, mais la mutation de sortie du capitalisme. »

Ce sont deux livres en forme de constats sans appel, certitude que notre monde est mort et qu’il s’agit d’en construire un nouveau. Deux ouvrages analysant les contradictions sociales et écologiques d’un capitalisme qui, à force d’invoquer la croissance et la consommation, sombre et disparaît. Avec « Comment les riches détruisent la planète » et « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », Hervé Kempf signe la plus belles des épitaphes à un système moribond. Il en parle ici.

« Le capitalisme est le racket légitime organisé par la classe dominante. »
Al Capone, cité par Hervé Kempf.

[1]

Prophète des temps modernes, il écrivait fin 2006 :

« Résumons. Nous sommes entrés dans un état de crise écologique durable et planétaire. Elle devrait se traduire par un ébranlement prochain du système économique mondial. Les amorces possibles pourraient s’allumer dans l’économie arrivant à saturation et se heurtant aux limites de la biosphère :

  • Un arrêt de la croissance de l’économie américaine, minée par ses trois déficits géants – de la balance commerciale, du budget, de l’endettement interne. Comme un toxicomane qui ne tient debout qu’à doses répétées, les Etats-Unis, drogués de surconsommation, titubent avant l’affaissement ;
  • Un fort freinage de la croissance chinoise – sachant qu’il est impossible qu’elle tienne très durablement à un rythme de croissance annuel très élevé. »

Touché-coulé. Mais si ce n’était que cela, sentir venir le froid de la crise et savoir l’annoncer au détour de quelques pages… Hervé Kempf ne serait qu’un analyste de plus, heureusement tombé juste quand tous se plantaient. Intérêt limité.
L’ambition de l’auteur est heureusement beaucoup plus large. En deux ouvrages incroyablement percutants, viatiques publiés à deux années de différence, l’homme se paye le luxe d’étendre le capitalisme pour le compte, KO debout et laissé pour mort dans un coin du ring. Rien de moins.

Reprenons. L’auteur est spécialiste des questions environnementales, infatigable contempteur des errements environnementaux de notre société depuis la catastrophe de Tchernobyl. Journaliste au Monde et tenancier du site Reporterre, il a publié en janvier 2007 Comment les riches détruisent la planète [2],  livre aussi bref que dense, liant les crises sociales et écologiques pour mieux illustrer l’échec du capitalisme. A grands renforts de chiffres, d’extraits de lecture et d’impressions de voyages et de reportages, il démontre mieux que nul autre l’impasse du système, incapable d’assurer à tous un juste développement comme de garantir la survie des générations futures. Devenu fou, le capitalisme court à sa perte, détruit les citoyens comme il dévore la biosphère, ne profitant qu’à quelques-uns, cette « oligarchie » qui « n’a plus aujourd’hui d’autre ressort que l’avidité, d’autre idéal que le conservatisme, d’autre rêve que la technologie ». Désastre ? Non : en digne représentant de la mouvance altermondialiste – courant de pensée trop vite enterré et qui revient au pas de charge à la faveur de la crise – , Hervé Kempf chante les alternatives, appelle au sursaut citoyen, veut croire à notre capacité à changer le monde. Et nous aussi.

L’espoir ? Il s’affine dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, paru il y a quelques jours [3].  S’il revient sur le champ de ruine laissé par le capitalisme, monde sans valeurs – sinon celles d’un individu se croyant tellement roi qu’il ne voit plus combien il est seul et sa vie sans intérêt – et sans avenir, s’il réduit à néant le mirage de la croissance verte – cautère sur une jambe de bois qui voudrait nous faire croire qu’on peut sauver le monde sans en bouleverser ses assises – , s’il affirme toujours combien l’urgence de la crise écologique ne nous laisse d’autre choix que de modifier profondément notre rapport à la consommation, Hervé Kempf ne cède ni au catastrophisme ni au pessimisme. Au contraire : il donne à voir combien les prochaines années, celles de la construction des alternatives, seront aussi exaltantes que dangereuses. Un immense enjeu.

« Est-il possible d’aller vers la sobriété sans passer par des secousses violentes ? Pouvons-nous éviter que les gouvernements capitalistes imposent une réponse autoritaire en tentant une ’relance’ aussi dommageable écologiquement qu’inutile ? Je ne sais pas. Face aux sombres perspectives, l’heure des hommes et des femmes de coeur, capables de faire luire les lumières de l’avenir, a sonné. »

Ces deux livres, chacun devrait s’y plonger tant ils sont implacables, efficaces, aussi synthétiques que faciles d’accès. Et puis aussi – tant qu’on y est – , lire cet entretien qu’Hervé Kempf nous a accordé, voici quelques semaines, dans un café de Nation. Hop :

Comment les riches détruisent la planète est sorti en janvier 2007. Avec clairvoyance, vous y annonciez en filigrane la crise à venir. Les faits vous ont donné raison…

Entre autres… Mais je voudrais d’abord revenir sur le mot crise. C’est un terme qui laisse à penser que nous devons passer un mauvais moment avant de retrouver l’équilibre dans le système actuel. Ce n’est pas le cas et il faut essayer de ne pas utiliser ce mot : ce que nous vivons n’est pas qu’une crise, mais la mutation de sortie du capitalisme. Ce n’est pas la crise financière de 1929, ni celle de 1987 ou de 1998, ni la bulle spéculative de 2000… ces comparaisons laissent penser qu’aujourd’hui aussi, le système, après avoir tangué, se rétablira presqu’inchangé. Mais il faut au contraire considérer la situation que nous vivons comme la manifestation Lire la suite



Internet : l’impossible sécurité du réseau mondial

Démonstration de craquage des codes d'un certificat de sécurité au congrès du Chaos computer Club à Berlin.

CC-BY-NC
Démonstration de craquage des codes d’un certificat de sécurité au congrès du Chaos computer Club à Berlin.

Eric Filiol, cryptologue issu du monde militaire, dirige le laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles de l’ESIEA-Laval (Ecole supérieure en informatique, electricité et automatique). Au moment où, pour la troisième fois en quatre ans, des chercheurs viennent de démontrer que certains certificats électroniques peuvent être contrefaits, il commente l’évolution de la sécurité informatique.

Pourquoi cette faille essentielle dans la sécurité d’Internet n’a-t-elle pas été comblée ?

C’est le problème éternel de la sécurité : celle-ci a un coût, financier et humain. Dans le cas présent, les différentes autorités de certification, et plus généralement les industriels de l’informatique, n’ont pas jugé utile d’investir, préférant relativiser la portée des avertissements. Un laxisme dont risquent de faire les frais les utilisateurs, qui se connectent sur des sites apparemment dignes de confiance.

Espionnage, vol de données, racket : le pouvoir de nuisance des « cyberbandits » va bien au-delà du piratage des sites sécurisés. Cette délinquance électronique augmente-t-elle ?

Les cyberattaques réussies étant par définition indétectables, il est très difficile d’évaluer leur portée réelle. D’autant que les entreprises comme les banques ne s’en vantent pas, et ne déposent pas plainte tant que le préjudice n’est pas supérieur au bénéfice. Tout ce que l’on peut dire, c’est que n’importe quel bon informaticien, en n’importe quel point du monde, est une menace potentielle. Et qu’il est beaucoup plus rentable et moins risqué de pratiquer le rapt de données informatiques que le rapt d’enfant. Ou que d’aller braquer une banque.

Quelle est l’arme la plus efficace pour les pirates du Web ?

La grande menace, ce sont les « botnets » : un ensemble de machines zombies tombées sous le contrôle d’un attaquant, via un « ver » ou un cheval de Troie, et exploitées de manière malveillante. Les plus gros botnets découverts dans le monde impliquaient la prise de contrôle de trois à quatre millions de machines : avec ça, un Lire la suite



« Le couple voiture-hypermarché va disparaître »

François Bellanger, animateur du « think tank » Transit City

 Avec son système écologique de transport de personnes, la société Urban-Cab a offert une nouvelle manière de se mouvoir dans la ville.

Léo Ridet

Avec son système écologique de transport de personnes, la société Urban-Cab a offert une nouvelle manière de se mouvoir dans la ville.

Vos réactions

Sous l’effet de la crise, tout le monde s’affole, les clients m’appellent de partout », sourit François Bellanger. Ce spécialiste des modes de vie urbains est consultant pour des grands groupes français : Renault, PSA, Veolia, la SNCF, Orange, la Caisse des dépôts et consignations… Il anime à Paris le think tank Transit City, consacré à l’avenir de la ville, des transports, du commerce, dont le prochain atelier, vendredi 28 novembre, au Pavillon de l’Arsenal, débattra de la question : « A quoi ressemblera le voyage dans vingt-cinq ans ? »

Que vous demandent vos clients ?

Beaucoup d’industriels commencent à comprendre que leurs modèles sont essoufflés et se demandent comment les renouveler. Le logement n’a pas changé depuis Haussmann, à l’exception de la salle de bains. Les hypermarchés sont totalement dépendants de l’automobile et s’aperçoivent qu’ils ne captent plus les Lire la suite



COMMENT DÉTRUIRE UNE PUCE RFID (lu sur libertés & internets)
17 novembre 2008, 23 h 27 min
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[Korben le 31 janvier 2006]

Les puces RFID (Radio Frequency IDentification) sont des puces électroniques constituée d’une antenne et d’un microprocesseur. On peut y stocker pas mal d’informations, et contrairement aux cartes à puces (carte bancaire, téléphonique…etc), on peut lire ces informations et les mettre à jour sans inserer la puce dans un lecteur. Tout passe par l’antenne sur des fréquences plus ou moins haute.

Actuellement, les puces RFID sont utilisées pour un tas de choses comme l’identification d’animaux, les controles d’acces par badge, l’ouverture de serrures (sur les voitures par exemple), la traçabilité des livres dans les bibliothèques, pour l’acheminement des marchandises, pour les péages automatiques et même la carte Navigo.

C’est donc l’avenir en matière de traçabilité.

dossierrfidbitsoffreedom514wp Comment détruire une puce RFID ?
Une puce RFID dans toute sa splendeur

Dans le futur, elles seront implantées dans les produits au supermarché, remplaçant ainsi les codes barres traditionnels. Imaginez: Vous remplissez votre caddie et en sortant du supermarché, vous passez par un portique qui calcule exactement ce que vous avez dans votre caddie et hop vous êtes automatiquement débité sur votre compte bancaire. Pratique, plus de file d’attente aux caisse.

Mais la puce RFID est surtout très critiquée car elle est une atteinte a la vie privée des gens en les localisant par exemple grâce à leur badge d’accès, ou sachant ce que vous consommez…etc

Les esprits les plus délirant parlent même de se faire implanté cette puce sous la peau (complétement faisable). Tout le monde avec sa puce, et plus besoin de clée, de badge…etc. Pratique.
Une espece de remplaçant de la biométrie donc. Ce n’est pas la machine qui s’adapte à l’homme mais l’homme qui s’adapte à la machine en acceptant une puce electronique en lui.
Mais elle peut aussi être un danger pour la liberté, car qui ne dit pas que dans un futur proche, uniquement ceux qui seront équipé de cette puce pourront entrer dans tel ou tel restaurant, hopital, administration…etc Un genre d’apartheid electronique est toujours possible.

Si vous voulez en savoir + sur le sujet, allez faire un tour sur Wikipedia

Et maintenant entrons dans ce qui m’interresse (et j’espère vous interressera).
Comment désactiver, détruire, une puce RFID.

Facile, grâce au RFID Zapper !

Présenté au 22ème congrès du Chaos Computer Club (CCC) (Un des plus vieux “club” de hackers), le RFID Zapper est un petit gadget electronique qui permet de détruire les RFID.
L’intérêt d’une telle invention est bien sûr de contrer les utilisations abusives qui pourraient être faites dans un futur proche avec les puces RFID. Car ne vous y trompez pas, le RFID fera partie intégrante de notre vie dans un futur très proche, j’espere pour le meilleur mais surement pour le pire dans certaines utilisation qui en seront faîtes.

22c3mahajivanaimg0419213x3205q Comment détruire une puce RFID ?

Il existe plusieurs façons pour desactiver une puce RFID. La première est celle qui sera proposé aux entreprises. Il sera possible de mettre en sommeil les puces. Pratique mais sachez que celles-ci peuvent être réactiver à tous moment sans que vous le sachiez forcement.
Mais on peut détruire la RFID de façon permanente en coupant l’antenne de la puce, ou en faisant cuire quelques instant la puce au micro-onde. Mais cela peut endommager l’objet sur lequel se trouve la puce (vêtements ou votre bras ;-) par exemple)

Le RFID Zapper resout ce problème d’une façon assez simple. Il génère un champs electromagnétique très puissant mais de courte portée. La puce RFID reçoit un choc similaire à une mini EMP (Electro Magnetic Pulse) qui grille ou desactive de façon permanente la puce traitresse.

Et le plus beau, c’est que vous pouvez construire votre RFID Zapper vous  avec un simple appareil photo jetable.

Alors pour ceux que ça interresse, le descriptif complet et les explications techniques se trouvent sur ce site (les plans seront prochainement dispo):

http://events.ccc.de/congress/2005/wiki/RFID-Zapper%28EN%29

Il est bien sûr possible pour les non-electroniciens de se procurer des RFID Zapper sur le net dans quelques boutiques spécialisées. La liberté a donc je l’espère encore quelques beaux jours devant elle.

http://www.korben.info/comment-detruire-une-puce-rfid.html