Electronx's Blog


Purin d’ortie et phytosanitaires naturels quasiment interdits !
20 août 2009, 7 h 41 min
Filed under: Environnement, politique | Mots-clefs: , , ,

Comment simplifier les procédures d’autorisation de produits phytosanitaires naturels ? Après deux ans et demi de réflexion, le gouvernement a courageusement tranché… en les interdisant (ou presque) ! Exit les purins d’ortie de mémé, vive le Roundup !

PNPP et purin d'orties quasiment interdits en France.

Tout débute en décembre 2005, avec le vote de la loi d’orientation agricole (LOA) qui excluait quasiment la plupart des produits naturels de la liste des phytosanitaires (herbicides, insecticides…) autorisés en France. Exit les purins d’ortie de mémé, vive le Roundup ! L’urgence ordonnée par le gouvernement, le décret était publié à peine deux semaines après le vote du Sénat. La République était en danger, il fallait sévir. Et vite !

Quelques mois plus tard, les inspecteurs de la répression des fraudes perquisitionnaient le domicile d’Eric Petiot, un dangereux horticulteur qui avait commis des livres aux titres aussi sulfureux et subversifs que « Les soins naturels aux arbres« , dans lesquels il refilait ses bons tuyaux sur la confection de décoctions naturelles pour soigner ses carrés de légumes : purin d’ortie, préparations à base de fougères, pissenlits, sureau… Des recettes ancestrales qui font leurs preuves depuis que l’homme a découvert la binette.

Soigner les plantes par les plantes… illégal !

Les remèdes de mémé hors-la-loi ? Scandale ! Devant l’émoi suscité dans la population, sénateurs et députés ont voté dans l’urgence un amendement à la loi sur l’eau de décembre Lire la suite

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Unix a 40 ans : passé, présent et futur d’un OS révolutionnaire
20 août 2009, 7 h 03 min
Filed under: internet, Tech | Mots-clefs: , ,

Rudolf Schuba - CC by

Séquence Histoire, à l’occasion du quarantième anniversaire de la naissance d’Unix, le mythique système d’exploitation multitâche et multi-utilisateur, créé en août 1969, dont l’héritage est impressionnant.

Quarante ans, dans la jeune histoire de l’informatique, c’est une véritable épopée. Et le fait qu’il soit toujours évoqué aujourd’hui en dit long sur ses qualités d’origine. On en parle parce que, bien qu’en bout de course, on continue à l’utiliser, mais aussi parce qu’il a engendré et inspiré à sa suite toute une famille de systèmes d’exploitation dont rien moins que BSD, Mac OS X et enfin, évidemment, GNU/Linux.

Dans quelles conditions et contexte Unix est-il né ? Pourquoi un tel succès, une telle longévité et une telle parenté ? Et qu’en est-il de sa situation aujourd’hui ? Autant de questions qui trouveront réponses dans l’article ci-dessous traduit par nos soins[1].

Unix a 40 ans : Le passé, présent et futur d’un OS révolutionnaire

Unix turns 40: The past, present and future of a revolutionary OS

Gary Anthes – 4 juin – ComputerWorld.com
(Traduction Framalang : Vincent, Diaria et Tyah)

Après quatre décades, le futur du système d’exploitation s’assombrit, mais son héritage va perdurer.

Cela fera quarante ans cet été, un programmeur s’asseyait et jetait les bases en un mois ce qui allait devenir l’un des plus importants morceaux de logiciel jamais créé.

En août 1969, Ken Thompson, un programmeur des Laboratoires Bell (NdT : Bell Labs), une filiale d’AT&T, considérait le voyage d’un mois de sa femme et de son fils comme une opportunité pour mettre en pratique ses idées pour un nouveau système d’exploitation. Il écrivait la première version de Unix dans un langage assembleur pour un mini-ordinateur un peu mollasson, un Digital Equipment Copr. (DEC) PDP-7, en passant une semaine sur chaque partie : un système d’exploitation, un shell, un éditeur et un assembleur.

Ken Thompson et Dennis Ritchie - Hoshie - Domaine PublicThompson et un collègue, Dennis Ritchie (cf photo ci-contre), se trouvaient démotivés depuis que les Bell Labs s’étaient retirés un peu plus tôt dans l’année d’un projet trouble de développement d’un système temps partagé appelé Multics (Multiplexed Information and Computing Service). Ils n’avaient aucune envie de rester sur des systèmes d’exploitation de type batch qui prédominaient à cette époque, et ne voulaient pas non plus réinventer Multics, qu’ils considéraient comme grotesque et peu maniable.

Après avoir débattu autour de plusieurs idées pour un nouveau système, Thompson a écrit la première version de Unix, que le binôme a continué de développer durant les années suivantes avec l’aide de leurs collègues Doug McIlroy, Joe Ossanna et Rudd Canaday. Quelques-uns des principes de Multics ont été réutilisés dans leur nouveau système d’exploitation, mais la beauté d’Unix alors (et encore maintenant) reposait sur sa philosophie « moins-c’est-plus » (NdT : less-is-more philosophy).

« Un OS puissant pour un usage interactif n’a pas besoin d’être coûteux, que ce soit en matériel ou en efforts humains », devaient écrire Ritchie et Thompson cinq ans plus tard Lire la suite



Le capitalisme cognitif – phase trois du grand dessein
18 août 2009, 19 h 08 min
Filed under: anthropologie, économie, consumérisme, Culture, Libertés | Mots-clefs: , , , , ,

https://i1.wp.com/jeanzin.fr/images/2008/born.gifLe capitalisme mercantile, c’est fait.
Le capitalisme industriel, c’est fait.
La production est en Asie, les esclaves aussi, les usines infectes également.
Et les ressources ont été pillées un peu partout sur la planète. Les occidentaux commencent à se lasser des biens matériels qu’on leur a fait entasser dans leurs maisons toujours plus grandes et toujours plus éloignées. Et d’abord, ils n’ont plus les moyens, puisqu’on leur a piqué les emplois industriels pour leur refiler des emplois de service précaires et mal payés.
Quand ils ont du boulot. Et quand ils ne sont pas obligés de quitter leur maison et de partir sur les routes parce qu’ils ne peuvent plus payer le crédit.
Evidemment.
Faut trouver un moyen de faire du big pognon avec autre chose.
Passons donc au capital immatériel ou à l’économie du savoir
En vlà une idée qu’elle est bonne.

Joe Bageant nous explique ça avec ses mots dans: « Consciousness Capitalism: Corporations Are Now After Our Very Beings »
Publié dans AlterNet, le 1° août 2009.

Economie de la connaissance: c’est nos êtres-mêmes que veulent les capitalistes maintenant

Le capitalisme a violé les ressources de la planète. Actuellement, il ne reste plus aux groupes privés qu’à extraire l’expérience humaine de la vie, puis de nous la relouer.
Il y a quelques années, grâce à l’administration George W. Bush, j’ai bénéficié de cours de réalité politique. Le genre d’études qui vous fait prendre une cuite le soir et hurler et enrager à l’écoute de la moindre info: « Tu vois comment ces salopards de capitalistes se sont fait autant de pognon simplement en tuant des bébés en Irak? Et comment ils nous ont lavé le cerveau et nous ont escroqués pour tous les besoins humains, depuis les soins de santé jusqu’à l »‘eau potable? », je disais à ma femme, furieux.
« C’est comme ça, pas autrement », me répondait-elle. ‘ »C’est un système ».
Ma chère femme pense souvent que j’ai pété un câble. Mais elle ne dit pas carrément à haute voix que je suis cinglé, parce que, faut dire, la franchise dans le mariage a des limites. En plus, je serais le premier à dire qu’elle a raison.
J’ai pété un câble, et je suis carrément en plein délire, vu à quoi est amarrée aujourd’hui la conscience collective aux Etats-Unis. Peu importe, je suis, comme je l’ai dit, en plein délire.
Quand je ne suis pas profondément déprimé. Ce qui est fréquent. Et c’est toujours, toujours, toujours, à cause de la dernière ignominie qu’a sortie le gouvernement/le capital – ces termes sont devenus ici interchangeables depuis au moins 50 ans, peut-être depuis plus longtemps.
Malgré ses faux-semblants et le consentement fabriqué, notre gouvernement n’est plus aujourd’hui qu’une arnaque d’intérêts privés, et il en sera probablement ainsi désormais.
C’est un truc de blancs, une tradition anglo-européenne. De plus, nous n’avons plus des dictateurs comme Hitler, ou un bon vieux despote implacable comme Idi Amin. Nous avons maintenant des bandes d’escrocs financiers en perruque poudrée ou qui portent des costumes achetés à Savile Row , des cartels de « larrons » de l’industrie et des banquiers racketteurs.
Les arnaques privées des blancs européens, en particulier dans le secteur bancaire, ont un passé vénérable de légitimité qui remonte au moins à l’époque où Guillaume le Conquérant avait accordé aux autorités qui administrent la Cité de Londres le droit de gérer le butin qu’il s’était constitué en Angleterre.
Malgré sa cruauté (il faisait écorcher les gens et pendre leur peau à leurs propres fenêtres, et si ça, c’est pas un signe de barbarie, je ne sais pas ce qui l’est!) Guillaume, exactement comme Allen Greenspan ou Bernie Madoffavit avait compris que la véritable puissance réside dans les temples de la banque et des opérations de change.
Même deux mille ans avant cela cependant, personne un tant soit peu sensé n’aurait osé s’en prendre aux cartels financiers.

Judée, année 26 après JC – « Ponce Pilate à Jésus: « Ecoute voir, tu es, il me semble, un jeune Juif sympa de … d’où ça déjà? Nazareth? Mais va falloir arrêter de faire le con avec les agents de change, parce que je récupère un pourcentage sur ces transactions, tu comprends? Alors, arrête de déconner avec eux. Et d’abord, tu vas renoncer à ce truc de Fils de Dieu, Roi des Juifs. il n’y a qu’un roi dans le coin et tu es pile devant lui. Alors, laisse tomber ces conneries, et on oublie tout ça, toi et moi. Sinon, j’ai deux larrons à crucifier demain, tu peux leur tenir compagnie, si tu veux. A toi de choisir.
Alors, c’est qui ton papa?
Je suis le fils de Dieu.
Prends-toi une croix en sortant ».

Et c’est sans fin. Comme l’a récemment montré le renflouement des banques, même Barack Obama, qui est descendu sur terre depuis Chicago avec 10 séraphins d’or qui lui tenaient les roupettes, ne déconne pas avec les agents de change. Ni avec les groupes bancaires, et pas Lire la suite



Saint Finnian et le Necronomicon du Copyright
14 août 2009, 21 h 53 min
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https://i1.wp.com/www.mysticvoodoo.com/images/Image3.jpg

Il y a quelques temps, je me suis demandé si le droit d’auteur ne rendait pas fou, face à la multiplication d’affaires traduisant un dérapage de la propriété intellectuelle. Le copyright dégénère de plus en plus souvent en copyfraud (revendication abusive de droit), avec les conséquences néfastes que l’on sait pour l’accès au domaine public, à la connaissance et à l’information. Pour essayer de mieux comprendre ce phénomène, je me suis replongé dans l’histoire du droit d’auteur, exercice toujours instructif pour prendre un peu de recul et redonner du sens lors des périodes tourmentées (je vous recommande à cet effet l’ouvrage de Françoise Chaudenson A qui appartient l’oeuvre d’art ?).

Et de fil en aiguille, j’en suis venu à me demander jusqu’où on pouvait rembobiner ainsi l’écheveau du copyright. On fixe traditionnellement le début de l’histoire du droit d’auteur en 1710, avec l’édiction du Statute of Anne en Angleterre, premier texte à reconnaître des droits au profit des auteurs. Mais je voulais aller plus loin et rechercher si possible le tout premier litige en matière de propriété intellectuelle. Qui le premier s’écria “Tu ne copieras point car ceci est à moi !” en cherchant à appuyer ses prétentions sur le droit ? Quel était donc cet Adam qui a voulu garder pour lui seul les fruits de la Création ?

Finalement, c’est en Irlande au 6ème siècle que l’on trouve la trace de cette querelle originelle survenue à propos d’un livre et de sa copie, mettant en scène Saint Colomban, futur fondateur de l’abbaye de Luxeuil, et un certain Saint Finnian de Moville dont l’histoire n’a guère retenu la mémoire mais qui mériterait sans conteste le titre de Saint Patron des Copyfraudeurs ! (Note :  la véracité de cette histoire est mise Lire la suite



Malgré sa censure, les partisans d’Hadopi ne désarment pas
10 juin 2009, 19 h 53 min
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La censure du dispostif de riposte graduée par le Conseil constitutionnel, mercredi 10 juin, est une nouvelle épreuve difficile pour le gouvernement, comme pour les sociétés d’auteurs qui soutenaient le texte. Cette censure « est nette, sans appel, claire et particulièrement motivée. C’est la plus sévère depuis une bonne dizaine d’années », résume Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université de Montpellier.

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Selon lui, « le Conseil constitutionnel offre une motivation particulièrement sévère, puisqu’il accuse le gouvernement, à l’origine de cette loi, d’avoir méconnu à la fois la liberté d’expression, le principe de la séparation des pouvoirs et la présomption d’innocence ». En imposant un juge pour prononcer la coupure de l’accès Internet, le Conseil constitutionnel fait par ailleurs peser un risque d’engorgement de la justice qui pourrait rendre la riposte graduée difficilement applicable.

Mais Christine Albanel, ministre de la culture, a rapidement affirmé qu’elle proposerait un nouveau texte qui tienne compte de la décision des sages, en prévoyant notamment que le pouvoir de sanction reste dans les mains des juges. Par ailleurs, elle a tenu à afficher sa satisfaction en affirmant que « le principe d’un dispositif pédagogique de prévention du piratage a été validé ». Le Conseil a en effet autorisé la future Haute Autorité à envoyer de simples avertissements.

Un point de vue que partage le rapporteur UMP du projet de loi, Franck Riester. Selon lui, cette décision « ne remet Lire la suite



Les Sages valident les pouvoirs étendus des tribunaux pour lutter contre le téléchargement
10 juin 2009, 19 h 48 min
Filed under: Culture, internet, Libertés, politique | Mots-clefs: , , ,

Le Conseil constitutionnel a partiellement censuré, mercredi 10 juin, les articles 5 et 11 de la loi Hadopi, qui instituaient et définissaient le rôle de la Haute autorité chargée d’avertir puis de sanctionner les internautes téléchargeant des fichiers de manière illégale. Le Conseil avait été saisi par 60 députés de l’opposition, qui avaient déposé un recours visant l’ensemble de la loi, et plus particulièrement les articles 5, 10 et 11.

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Or, si les sages ont donné raison aux députés de l’opposition sur deux articles, ils ont toutefois estimé que l’article 10 n’était pas contraire à la Constitution. Il prévoit que, confronté à une violation de propriété intellectuelle, un tribunal de grande instance peut ordonner à la demande d’ayants droit « toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, à l’encontre de toute personne susceptible de Lire la suite



Hadopi : le Conseil constitutionnel censure la riposte graduée
10 juin 2009, 19 h 42 min
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Le Conseil constitutionnel a censuré, mercredi 10 juin, la partie sanction de la loi Hadopi – la « riposte graduée » – sur le téléchargement illégal. Considérant qu’« Internet est une composante de la liberté d’expression et de consommation », et qu’« en droit français c’est la présomption d’innocence qui prime », le Conseil rappelle dans sa décision que « c’est à la justice de prononcer une sanction lorsqu’il est établi qu’il y a des téléchargements illégaux ».

Malgré la censure du Conseil constitutionnel, Christine Albanel assure que "les premiers messages d'avertissement seront adressés dès l'automne aux abonnés à Internet".

AFP/BERTRAND GUAY

Le Conseil constitutionnel estime donc que le projet de loi enfreint deux articles de la déclaration des droits de l’homme de 1789, qu’il est également chargé de défendre. D’abord, l’article 11 qui protège « la liberté de communication et d’expression » et qui « fait l’objet d’une constante jurisprudence protectrice » explique les sages. A ce titre le pouvoir de « restreindre l’exercice, par toute personne, de son droit de s’exprimer et de communiquer librement » ne peut « incomber qu’au juge » affirment-ils.

Ensuite l’article 9 de la déclaration qui « pose le principe de présomption d’innocence ». « Seul le titulaire du contrat d’abonnement à Internet pouvait faire l’objet des sanctions instituées » dénonce le Conseil. Or « pour s’exonérer, il lui incombait de produire des éléments de nature à établir que l’atteinte portée au droit d’auteur procède de la fraude d’un tiers », ce qui institue « une présomption de culpabilité » que les Sages jugent inacceptable. « Le rôle de la Haute Autorité (Hadopi) est d’avertir le téléchargeur qu’il a été repéré, mais pas de le sanctionner », conclut le Conseil.

CHRISTINE ALBANEL VEUT AMENDER LE TEXTE

Loin de renoncer, Christine Albanel, ministre de la culture, explique dans un communiqué qu’elle veut « compléter Lire la suite