Electronx's Blog


eBook : Un prototype d’écran couleur AMOLED de 4 » flexible
8 janvier 2009, 7 h 15 min
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Ou quand l’armée développe des solutions futures de lecture.

C’est au cours du CES de Las Vegas qui se déroulera du 8 au 11 janvier que la société Universal Display Corporation présentera son nouveau gadget high-tech : le poignet (si, si, c’est le nom utilisé…).

Flexible et basé sur une technologie AMOLED pour Active Matrix Organic Light-Emitting Diode, le dispositif associe l’économie d’énergie permise par les diodes électroluminescentes à un affichage extrêmement précis, ainsi qu’un large champ de vision.

Outre des applications militaires, comme le démontre l’image, de nombreuses autres possibilités sont envisagées pour le grand public. Un excellent aperçu de ce que pourrait être la lecture sur support numérique, estime la société.

Basé sur un modèle de 4″, il a été initialement développé pour un usage militaire, dans le cadre d’un programme Lire la suite



Les acides gras TRANS et la santé.
23 décembre 2008, 20 h 41 min
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Après les fêtes de fin d’année, et leur lot d’excès gastronomiques, les bonnes résolutions que nous n’avons pas manquer de prendre pour 2008 se mettent en place.
Je vous propose d’en ajouter une qui devrait se révéler très bonne pour votre santé, en tout cas selon les études qui ont été menées et les recommandations qui sont faites par les organismes de santé publique.

Bannir de notre alimentation, autant que possible, une classe d’acides gras, appelée, dans le jargon scientifique, « TRANS ».

Ces acides gras « trans », qui sont peu présents naturellement dans l’alimentation, sont le résultat de l’hydrogénation des acides gras polyinsaturés par l’industrie agroalimentaire, dont l’objectif est à la fois de désodoriser les huiles, et de les rendre plus solides, en augmentant leur température de fusion. Ainsi, ces huiles rancissent moins vite et apportent un moelleux incomparable aux aliments dans lesquels elles sont ajoutées.

cake

Meilleure conservation, goût plus subtil, texture plus agréable, tout serait parfait dans le meilleur des mondes industriels si les acides gras « trans » n’étaient pas nocifs pour la santé.
En effet, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments et de nombreuses études menées aux Etats-Unis, ces matières grasses seraient responsables à la fois d’une augmentation du taux de mauvais cholestérol Lire la suite



1929 jusqu’au bout?
20 décembre 2008, 6 h 57 min
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l’Enfer, détail du panneau de droite (Der Heuwagen, triptyque antérieur au Jardin des Délices de Jérôme Bosch)

19 décembre 2008 — L’industrie automobile US est au bord de l’effondrement, représentant ainsi une crise sectorielle typique et symbolique de la tragédie économique qui est en train de frapper les USA. Si une aide d’urgence ne lui est pas accordée par l’administration GW Bush, il est possible, sinon probable, que General Motors et Chrysler se déclarent en faillite au début janvier 2009. Même si cette aide est accordée, la situation restera tragique, et le sort funeste repoussé de quelques semaines sans aucune issue garantie. La situation tragique de l’industrie automobile US est décrite dans un texte de WSWS.org, ce 18 décembre.

«Mark Zandi, chief economist at Economy.com, a web site associated with Moody’s, said that a “freefall” bankruptcy at one or more of the Big Three “would throw the broader economy into chaos, costing the economy 2.5 million jobs at its peak impact in summer 2010 and pushing the unemployment rate to a depression-like near 11 percent.” Zandi’s estimate of job losses resulting from a collapse of the auto industry corresponds to an earlier estimate made by the Center for Automotive Research.

»On Friday, Standard and Poor’s predicted that if no bailout is arranged, GM and Chrysler would be forced into bankruptcy by the first week of January, when major payments to part suppliers come due. But even if an “orderly restructuring” for the Big Three based on federal funds takes shape, it will do nothing to resolve the crisis of the auto industry, which is accelerating in the US and internationally.

»Johnson Controls Inc., one of the auto industry’s biggest parts makers, released its 2009 outlook Tuesday, which predicted that only 9.3 million cars and light trucks will be sold in the United States next year, down from 16 million in 2007 and about half of the nearly 18 million cars sold in 1999. Johnson Controls is predicting auto production will fall 25 percent and 32 percent next year in North America and Europe, respectively.

»If US car sales drop to 9 million vehicles next year, it will be the first time—with the exception of the World War II years—that the number of cars sent to the scrap yard will top the number of new cars sold. Economists call this “auto deflation”…»

Cette situation sectorielle est en train de prendre effectivement des dimensions de tragédie nationale, donc de prendre une substance différente, – une sorte d’enjeu central de la crise économique qui se développe avec une rapidité effrayante. De ce fait, les tensions engendrées par cette crise deviennent nationales et politiques. Les perspectives envisagées dépassent désormais largement la seule question à court terme de la possibilité d’une aide Lire la suite



Pile à combustible à polymère : on peut se passer du coûteux platine !
16 décembre 2008, 18 h 56 min
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Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Parmi les multiples familles de piles à combustible, qui fabriquent de l’électricité avec de l’hydrogène et de l’oxygène, les modèles à membranes en polymère présentent de nombreux avantages. Robustes, elles conviendraient à de nombreux usages, dont l’automobile. Mais elles coûtent cher à cause du platine qu’elles contiennent. Il suffisait de trouver l’astuce pour s’en passer…

Dans une pile à combustible, un matériau appelé électrolyte sépare les deux électrodes. Du côté de l’une (l’anode, qui émet les électrons) est amené de l’hydrogène tandis que de l’oxygène arrive de l’autre (côté cathode, donc). Entre les deux, l’électrolyte voit transiter les ions (le plus souvent des protons, H+, donc les noyaux d’hydrogène qui ont perdu leurs électrons), le résultat étant une émission d’eau. Autour de ce principe de base existent de multiples variantes, qui diffèrent par à peu près tous les éléments. L’électrolyte, notamment, peut être un liquide, ce qui présente quelques inconvénients.

Les efforts sont nombreux pour réaliser un électrolyte solide, constitué d’un polymère rendu conducteur. Il devient alors une fine membrane séparant les deux électrodes. On sait le faire depuis longtemps avec des membranes faites d’un polymère chimiquement actif, soit acide soit alcalin (ou basique, pourrait dire un chimiste), capable de faire transiter des ions. Le cas le plus étudié est celui des membranes acides, perméables aux ions H+. Un tel produit figure au catalogue de Dupont de Nemours, sous le nom de Nafion. Appelées PEMFC (Proton Exchange Membrane fuel Cell, pile à combustible à membrane échangeuse de protons), ces piles ont par exemple été utilisées dans des missions spatiales depuis les années 1960.


Schéma de la pile à membrane alcaline (cliquer sur l’image pour l’agrandir). Du côté de l’anode (ici en nickel-chrome), l’hydrogène s’oxyde et forme de l’eau en émettant des électrons dans le circuit. Au niveau de la cathode (en argent), l’oxygène est réduit et récupère des électrons. Entre les deux, la membrane, qui constitue l’électrolyte, se laisse traverser par les ions hydroxyles (OH). © Lin Zhuang

Mais elles peinent à sortir de ces prestigieux marchés. La raison est leur coût. Il faut leur ajouter du platine, au niveau des électrodes, qui fait office de catalyseur pour faciliter les réactions chimiques indispensables. On voit mal comment équiper ainsi un parc mondial de voitures électriques…

Prototype prometteur

Pour se passer du platine dans les piles à combustible, les scientifiques imaginent différentes solutions. Une équipe chinoise, de l’université Wuhan, menée par Lin Zhuang, vient d’apporter une réponse, publiée dans la revue Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences). Ces chercheurs ont utilisé une membrane alcaline, qui fait transiter les ions hydroxyles (OH). Il s’agit donc d’une APEFC (alkaline polymer electrolyte fuel cell). Ce principe est connu depuis des lustres et utilisé sur les piles à électrolytes liquides dites AFC (alkaline fuel cell). Ce genre de membrane a déjà été utilisé mais requérait aussi du platine.


De la poudre de sulfone à ammonium quaternaire, à droite le même composé en solution et la membrane obtenue après polymérisation (QAPS, quaternary ammonium polysulphone), bien moins coûteuse que les membranes à échange de protons des actuelles PEFMC. © National Academy of Sciences, Pnas

L’équipe chinoise est parvenue à s’en passer en utilisant un polymère particulier (un polysulfone, quaternary ammonium polysulphone, ou QAPS). La cathode (l’électrode côté oxygène) est en argent. L’anode (côté hydrogène) est en nickel, recouverte de chrome, un traitement qui empêche d’intempestives réactions d’oxydation, expliquent les auteurs, le nickel jouant le rôle de catalyseur.

Le prototype réalisé a fourni 50 milliwatts par centimètre carré de membrane à 60°C, « sans signe de dégradation durant les cent heures de l’essai ». La puissance est faible, les PEMFC actuelles fournissant quatre ou cinq fois plus. Mais cette pile n’est qu’un exercice de laboratoire qui démontre l’intérêt d’une nouvelle voie, où la catalyse est assurée par du nickel plutôt que par du platine. De quoi changer radicalement la donne industrielle et commerciale des piles à combustibles…

Le nickel de l'anode est traité au chrome. La réaction qui transforme l'hydrogène et l'hydroxyle (OH-) en eau est ainsi catalysée. © Lin Zhuang et al./Pnas

Le nickel de l’anode est traité au chrome. La réaction qui transforme l’hydrogène et l’hydroxyle (OH) en eau est ainsi catalysée. © Lin Zhuang et al./Pnas


Morale et débâcle financière
2 décembre 2008, 23 h 12 min
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https://i2.wp.com/content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/a/a0/250px-War-of-the-worlds-tripod.jpg

Robert SKIDELSKY

L’effondrement financier mondial est la conséquence directe de la vénération occidentale pour les faux dieux. L’une de ces principales déités est « l’hypothèse d’efficience du marché ».

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, H.G. Wells écrivait qu’une course entre moralité et destruction était lancée. Selon lui, l’humanité devait abandonner ses habitudes guerrières ou la technologie la décimerait.

De leur côté, les écrits économiques véhiculaient l’image d’un monde totalement différent, où la technologie était, à juste titre, reine. En monarque bienveillant, Prométhée répandait les fruits du progrès parmi ses disciples. Dans le monde des économistes, la moralité ne devait pas chercher à contrôler la technologie mais à s’adapter à ses exigences. Ce n’est que par ce biais que l’on pourra assurer la croissance économique et éliminer la pauvreté. La moralité traditionnelle s’est effacée derrière l’intensification de la force productive.

Nous nous sommes cramponnés à cette foi en le salut technologique: les anciennes croyances ont reculé et la technologie est devenue toujours plus inventive. Notre foi dans le marché – accoucheur de l’invention technologique – résulte de cette situation. Au nom de cette foi, nous avons embrassé l’idée de la mondialisation, plus vaste extension possible de l’économie de marché.

Pour le bien de la mondialisation, les communautés sont dénaturées, les emplois délocalisés et les compétences sans cesse reconfigurées. Ses apôtres nous disent que le grand trouble de la majeure partie de ce qui a donné un sens à la vie est nécessaire pour parvenir à une « affectationefficace du capital » et à « une réduction du coût de transaction ». Les moralités qui résistent à cette logique sont qualifiées d’ »obstacles au progrès ». La protection – le devoir des forts envers les faibles – devient protectionnisme, mal à l’origine de la guerre et de la corruption.

On ne peut discuter l’affirmation que l’effondrement financier mondial d’aujourd’hui est la conséquence directe de la vénération occidentale pour les faux dieux. L’une de ces principales déités est « l’hypothèse d’efficience du marché », la croyance que le marché fixe des cours toujours justes pour tous les échanges commerciaux, excluant toute possibilité d’envolée ou de chute des prix, de flambée ou de mouvement de panique. Le langage théologique qui aurait pu décrier le resserrement du crédit en le qualifiant de « salaire du péché », ou ce que l’on obtient pour avoir été d’une extrême prodigalité, est devenu inutilisable.

Intéressons-nous à la façon dont le terme « dette » (péché originel contre Dieu, avec Satan dans le rôle du grand requin de l’emprunt) est devenu « endettement à effet de levier », métaphore empruntée à la mécanique, qui a fait de l’injonction classique contre « l’endettement » presque un devoir d’être « un puissant effet de levier ». L’endettement alimente la double tentation d’obtenir ce que l’on veut aussi vite que possible et d’obtenir « quelque chose pour rien ».

L’innovation financière a élargi le champ de ces tentations. Les jeunes prodiges des mathématiques ont Lire la suite



Konrad Lorenz
2 décembre 2008, 13 h 35 min
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Konrad Lorenz

Éthologiste autrichien.

Konrad Lorenz aura été l’un des savants les plus aimés de son siècle. Parce qu’il savait parler aux gens comme il savait parler avec les mammifères, les oiseaux et les poissons, (c’est le titre de l’un de ses livres les plus célèbres). Parce qu’à la fin de sa vie, il a complété les observations et les analyses du savant par les réflexions d’un sage, mais peut-être, avant tout, parce qu’on le représentait toujours en pleine nature, penché sur une nichée d’oies sauvages ou jouant avec des choucas. Le public ne pouvait qu’être rassuré par cette image d’un grand biologiste si manifestement intéressé par les manifestations concrètes de la vie.

Dans la vie d’un tel chercheur, la science est une présence amicale et, inversement, les petits gestes de l’existence quotidienne ont une coloration qui les rattache au monde de la science. Lorenz arrivait souvent avec quelques minutes de retard à ses cours de l’Institut Max Planck. Ce trajet, qu’il faisait à pied bien sûr, était un sentier de la vie. Tel matin il prolongeait sa conversation avec la boulangère, tel autre matin son attention était retenue par un écureuil. Route sinueuse! Les êtres vivants ignorent la ligne droite. Il n’y a qu’à voir la forme des raccourcis que les gens adoptent spontanément dans les parcs.

Ayant étudié la carte de la ville de Munich, les étudiants de Lorenz proposèrent au maître un trajet plus rationnel, comportant moins de points de vie. Lorenz respecta l’horaire, mais ce fut pour son malheur et celui des étudiants: il devint de plus en plus maussade jusqu’à ce qu’il revienne à son premier trajet. Il venait de vivre ce qu’il avait si souvent observé chez ses oies.
Lorenz s’est beaucoup intéressé aux comportements sociaux des animaux, aux rites plus particulièrement. Il a ainsi appris que l’oie sauvage, son animal préféré, peut tomber en dépression si on modifie une seule de ses habitudes, fût-elle insignifiante et inutile en apparence. Quand les rites ont une signification manifeste pour l’individu et une grande importance pour l’espèce, en être privé est pour l’oie une mort avant la mort.

Ainsi en est-il des rites d’accouplement chez les oiseaux et en particulier chez les oies, dont la fidélité en amour est exemplaire. Une oie cendrée privée de cérémonial tombe en dépression.

Respecter des rites, n’est-ce pas essentiel aussi chez les humains? N’est-ce pas le signe distinctif des civilisations et des institutions vivantes? Que devient la conversation sans les Lire la suite



La mémoire Flash sera-t-elle un jour remplacée par le graphène ?
27 novembre 2008, 22 h 01 min
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Par Jean-Luc Goudet

Un prototype de mémoire permanente réalisé en graphène, ce matériau tiré du graphite et apparenté aux nanotubes de carbone, a montré de prometteurs avantages. Cinq fois plus dense que l’actuelle mémoire Flash, il se révèle solide à l’usage et résistant à la température comme aux rayonnements électromagnétiques.

Depuis des années, l’industrie de l’électronique s’intéresse au graphène, cette couche monoatomique de carbone, bidimensionnelle donc, que l’on peut réaliser à partir du graphite. Cette structure est similaire à celle des nanotubes de carbone, constitués d’un feuillet monoatomique refermé sur lui-même.

Les propriétés conductrices du graphène ont été mises en évidence et la possibilité de maîtriser sa résistance en fait un matériau possible pour réaliser un transistor. En clair, il pourrait remplacer le silicium. Son avantage est une compacité bien plus grande. Alors que les circuits classiques, à force de miniaturisation, finiront par buter sur des limites physiques, nanotubes de carbone et graphène permettent d’aller un cran plus loin grâce à une surprenante stabilité à l’échelle atomique qui, au moment de sa découverte, a donné du fil à retordre aux théoriciens.

Après les premiers travaux sur le graphène en 2004, les électroniciens n’ont pas été longs à s’emparer de ce matériau et à découvrir qu’il peut notamment faire un bon semi-conducteur et même se substituer au cuivre pour conduire le courant entre circuits…

Voilà une nouvelle étape : la mémoire permanente, stockant l’information en dehors de toute alimentation électrique. Actuellement, c’est la mémoire Flash des clés USB et des cartes mémoire qui tient ce rôle. Dans la revue Nature Materials, trois chercheurs de l’université Rice (Etats-Unis), James Tour, Yubao Li et Alexander Sinitskii, annoncent faire mieux avec du graphène. Sur des feuilles de graphite épaisses de 5 à 10 nanomètres (et donc composées de plusieurs couches de graphène), ces physiciens ont obtenu des états bi-stables, autrement dit la possibilité de mémoriser un bit d’information.

Un feuillet monoatomique de graphène. Les atomes de carbone sont distribués sur un plan. © Jannik Meyer

Un feuillet monoatomique de graphène. Les atomes de carbone sont distribués sur un plan. © Jannik Meyer

Cinq fois mieux que le silicium

Chaque petite zone enregistrant cette information mesure 10 nanomètres, à comparer aux 45 nanomètres Lire la suite