Electronx's Blog


« L’explosion de la dette mondiale ! »
10 février 2015, 6 h 00 min
Filed under: économie, consumérisme, Décryptage, politique | Mots-clefs: , , , , , ,

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Voici une petite photo illustrant comment dire… l’endettement mondial officiel, car il y a également tout ce qui n’est pas comptabilisé ou mis « hors bilan »!!

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Peut-on parler encore de victoire ?, par Michel Leis
9 février 2015, 12 h 52 min
Filed under: politique | Mots-clefs: , , ,

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8 FÉVRIER 2015 par JULIEN ALEXANDRE

La victoire du PS aux législatives du Doubs n’est pas forcément une très bonne nouvelle. Ce qui fut vraiment une élection test va conforter les partis dans une stratégie simpliste pour 2017 : être le candidat qui sera au deuxième tour opposé à Marine Le Pen. Au-delà de quelques considérations spécifiques à cette élection partielle, comme le manque d’implantation locale de la candidate FN, les réticences d’un certain nombre d’électeurs à voter pour le candidat FN au second tour apparaissent comme du pain béni pour les différents partis politiques.

Il est à craindre que les coups volent bas lors de l’élection de 2017, avec pour principale ambition de tacler le candidat PS ou UMP, suivant la rive sur laquelle on se situe (encore que sur le plan des idées, les deux rives sont plutôt celles d’un ruisseau que d’un fleuve ou d’une rivière). Les atermoiements tactiques de l’UMP avant ces élections en disent long sur ce qui se prépare.

En 2017, on peut déjà anticiper qu’il n’y aura donc pas de programme pour les partis de pouvoir, pas de débat d’idée, juste quelques discours attrape-tout et populistes, qui ne risquent pas d’attirer des électeurs largement lassés du TINA (there is no alternative – il n’y a pas d’alternative). Le risque reste grand de voir Marine Le Pen remporter ces élections. Deux ans c’est long, et la capacité de Marine Le Pen à se positionner face aux crises européennes à venir peut lui permettre d’engranger des points.

Au final cette absence prévisible de débats de fond en 2017 me paraît totalement insupportable. Comment faire revenir une confrontation des programmes sur le devant de la scène ?

Publié sur le blog de Paul Jorion



L’Europe a rendez-vous avec son destin…Un excellent article de Jacques Sapir.
9 février 2015, 0 h 01 min
Filed under: europe, géostratégie, politique | Mots-clefs: , , , , , , , ,

Moscou, Munich et Minsk

8 février 2015

Par Jacques Sapir

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Le processus de négociations sur l’Ukraine, dont la visite à Moscou de Mme Merkel et de M. François Hollande le 6 février a été un épisode, est clairement appelé à continuer. Ces deux dirigeants ont prévu de se rencontrer, le mercredi 11 février, à Minsk avec le Président Poutine et le Président de l’Ukraine, M. Poroshenko. Les responsables des Républiques de Donetsk et de Lougansk seront aussi de la partie. On peut donc s’attendre à une négociation enfin sérieuse. Mais que la route est longue qui va de Moscou à Munich et de Munich à Minsk. Cette route nous renvoie aux pires moments de la Guerre Froide, que l’on croyait défunte.

Un parfum de guerre froide ?

Car c’est dans une situation très dégradée que cette négociation va s’engager. Pourtant, il est bon qu’elle s’engage. L’urgence humanitaire dans le Donbass l’exige, et la situation désespérée des troupes de Kiev l’impose. Mais, rien ne dit qu’elle aboutisse. Pour cela, il faudra que le Président Poroshenko fasse des concessions substantielles, qui pourraient le mettre en difficulté dès son retour à Kiev. Et rien ne dit qu’il soit de l’intérêt des Etats-Unis que les combats s’arrêtent.

Le Président François Hollande a dit, samedi 7 février à Tulle, une chose juste : la seule alternative serait la guerre, ou plus exactement la poursuite de cette guerre civile que Kiev camoufle sous le nom « d’Opération Anti-Terroristes ». On ne peut qu’adhérer à ce constat. Le sommet sur la sécurité, qui s’est tenu lui aussi le samedi 7 février à Munich, a cependant bien montré à quel point nous en sommes arrivés. Très clairement, une partie des journalistes américains et britanniques présents ont tout cherché pour ressusciter un climat de guerre froide. Dans une atmosphère délétère, faite d’accusations insensées, on a plus cherché à mettre la Russie en accusation qu’à avancer vers un accord. Le « show » pathétique du Président ukrainien, M. Poroshenko, agitant des « passeports » russes, a participé de cette atmosphère délétère. Pourtant, dans son allocution, le Ministre Russe des Affaires Etrangères, M. Sergueï Lavrov, a dit des choses importantes, qu’il faut écouter et surtout entendre, même si l’on ne partage pas son point de vue.

Autisme occidental.

Un des points qui ressort de cette conférence est l’autisme des dirigeants occidentaux au discours tenus par les responsables russes depuis 2007. La presse occidentale peut évoquer un soi-disant autisme de Vladimir Poutine. On sait bien qui, en réalité, se refuse à entendre l’autre. Vladimir Poutine s’est exprimé avec constance sur la désintégration du cadre de sécurité résultant de la politique américaine, telle qu’elle était menée depuis 1995-1996. Jamais on a pris ces propos au sérieux. La crise actuelle en résulte dans une large mesure.

La vision politique de l’environnement international du XXIème siècle qui caractérise Vladimir Poutine et ses conseillers est nettement plus pessimiste que celle de ses prédécesseurs. Elle tire le bilan de l’intervention de l’OTAN au Kosovo et de l’intervention américaine en Irak en 2003. Si l’on reprend son discours de Munich, prononcé le 10 février 2007, et qui est un document fondateur de la politique étrangère russe, on remarque qu’il y fait le constat suivant :

« Le monde unipolaire proposé après la guerre froide ne s’est pas non plus réalisé. Certes, l’histoire de l’humanité a connu des périodes d’unipolarité et d’aspiration à la domination mondiale. L’histoire de l’humanité en a vu de toutes sortes. Qu’est ce qu’un monde unipolaire? Malgré toutes les tentatives d’embellir ce terme, il ne signifie en pratique qu’une seule chose: c’est un seul centre de pouvoir, un seul centre de force et un seul centre de décision. C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain. En fin de compte, cela est fatal à tous ceux qui se trouvent au sein de ce système aussi bien qu’au souverain lui-même, qui se détruira de l’intérieur.

  Bien entendu, cela n’a rien à voir avec la démocratie, car la démocratie, c’est, comme on le sait, le pouvoir de la majorité qui prend en considération les intérêts et les opinions de la minorité. A propos, on donne constamment des leçons de démocratie à la Russie. Mais ceux qui le font ne veulent pas, on ne sait pourquoi, eux-mêmes apprendre. J’estime que le modèle unipolaire n’est pas seulement inadmissible pour le monde contemporain, mais qu’il est même tout à fait impossible. Non seulement parce que, dans les conditions d’un leader unique, le monde contemporain (je tiens à le souligner: contemporain) manquera de ressources militaro-politiques et économiques. Mais, et c’est encore plus important, ce modèle est inefficace, car il ne peut en aucun cas reposer sur la base morale et éthique de la civilisation contemporaine ».

Ce pessimisme incite donc le pouvoir russe à prendre ses précautions et à se prémunir contre ce qu’il appelle « l’aventurisme » des Etats-Unis. Cela le conduit aussi à souhaiter une réhabilitation rapide des capacités technologiques et industrielles du secteur des industries à fort contenu technologique et de l’armement. En fait, de là date la priorité dont bénéficient ces secteurs. La politique économique devient alors pour une part déterminée par l’analyse de la situation internationale. Comme pour la Chine on peut constater ici aussi que les décisions économiques sont dictées par une analyse politique. En Russie aussi, depuis 2000, la politique est au poste de commandes. Il faudra bien un jour se résoudre à l’admettre.

L’urgence d’un réel cessez-le-feu.

Mais, pour l’instant, les esprits sont focalisés sur la négociation en cours. Il faut donc en comprendre les blocages, qu’ils soient immédiats ou de plus long terme. Le premier porte sur les conditions d’un cessez-le-feu dont l’urgence s’impose. L’idée de revenir aux accords de Minsk, si elle peut se comprendre d’un strict point de vue diplomatique, est absurde sur le terrain. Ces accords n’ont jamais été appliqués et ne pouvaient l’être. Les positions des forces insurgées… [Poursuivre la lecture]

Publié par : http://russeurope.hypotheses.org




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