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20 raisons pour lesquelles le consommateur américain capitule et déclenche une des pires récessions depuis des décennies.
25 novembre 2008, 19 h 53 min
Filed under: économie | Étiquettes: , , , ,

La chute du PIB US pourrait être au final de 5% et peut-être plus à la fin du quatrième trimestre 2008. Les ventes de détail au mois d’octobre affichent : -2,8% et confirme donc la tendance à la baisse des 5 derniers mois. Ce n’est donc pas un phénomène temporaire puisque tous les fondamentaux sont négatifs, et de façon persistante et structurelle.
On peut identifier 20 causes distinctes et complémentaires qui impacteront fortement à la baisse la consommation des prochaines années :

1 : Les consommateurs sont aujourd’hui exsangues, après avoir vécus bien au-dessus de leurs moyens ces dernières années.

2 : Le taux d’épargne déjà faible au début de la décennie des consommateurs US, est aujourd’hui proche de zéro, voir négatif depuis 2006.

3 : Le ratio dette/revenu des consommateurs est accablante :  autour de 70% au début des années 1990, puis 100% en 2000 sera vraisemblablement de 140% à fin 2008.

4 : Non seulement le ratio d’endettement est élevé et en hausse, mais il est entretenu par des taux d’intérêts sur les prêts hypothécaires passés de 11% en 2000 à près de 15%.

5 : La baisse de la valeur des biens immobiliers déjà de 30% pourrait atteindre 40% d’ici 2010. Avec une valeur sous hypothèque pour 21 millions des 50 millions de foyers qui ont une hypothèque.

6 : Le retrait de l’équité de prêt hypothécaire (MEW) est réduit de 700 milliards de dollars base annuelle en 2005 pour moins de 20 $ au deuxième trimestre de cette année. Par conséquent,  la richesse des logements ne peut renflouer les débiteurs par le biais des saisies.

7 :·La valeur de la richesse de l’équité (valeur financière) des États-Unis ménages a chuté de presque 50 %, un autre effet richesse négatif sur la consommation.

8 :  La crédit crunch s’aggrave au deuxième trimestre (Bureau de prêt FED / enquête)  : sub-primes, prêts hypothécaires, prêts de la maison ; prêts aux cartes de crédit,  prêts automobile, et prêts étudiants.

9 :  La confiance des consommateurs au plus bas depuis la récession  1973-75 et 1980-82.

10: Croissance des revenus relatifs stagnante dans les dernières années. Accroissement des inégalités de revenus. Et maintenant avec la contraction du PIB et la baisse de la consommation, le revenu moyen réel chutera fortement.

11 : Plus de marge de manoeuvre pour La FED avec la limite du zéro sur les taux d’intérêts.

12 :  L’emploi en baisse depuis 10 mois et le taux de pertes d’emplois s’accélère maintenant. Dans la dernière récession en 2001 qui a été courte et peu profonde (8 mois de mars à novembre 2001 avec une baisse cumulative du PIB de seulement 0,4 %), les pertes d’emplois se sont poursuivies jusqu’en août 2003, avec une récupération de perte d’emploi et une perte totale cumulative des emplois de plus de 5 millions sur le pic.

13 :  les remises d’impôts de plus de 100 milliards de dollars n’ont pas pu stimuler la consommation réelle  en 2008. Seulement 25 % de la remise d’impôt a été utilisée par les consommateurs US pour payer leurs cartes de crédits et les remboursements d’hypothèques.

14 :  La récession 1990-91 et 2001 n’étaient pas globale ; cette fois-ci le FMI prévoit une récession mondiale pour 2009.

15 :  L’augmentation récente de l’inflation réduit encore plus les revenus réels disponibles pour les ménages à revenus inférieurs qui dépensent une bonne partie de ces revenus dans les carburants, les transports, l’énergie et les aliments.

16 :  La chute pondérée du commerce et de la valeur du dollar américain depuis 2002 a aggravé les conditions de vente aux États-Unis et réduit également le revenu disponible réel et le pouvoir d’achat des consommateurs américains sur les produits étrangers.

17 :  Avec une consommation représentant 71 % du PIB et avec une contraction forte et persistante de la consommation au moins jusqu’au quatrième trimestre de l’année 2009,  une récession sévère se confirme. Il faut revenir à 1990-91 pour voir un seul quart de croissance négative de la consommation. Mais le bilan d’aggravation des États-Unis, les consommateurs de 1990-91 (ratios d’endettement, service des ratios de contraction de l’emploi, effets de la richesse de logement et de marchés boursiers de la dette) a été beaucoup moins sévère que le ralentissement actuel.

18 : l’assouplissement monétaire ne sera pas suffisant pour stimuler la consommation durable et demande de logements résidentiels. Car aujourd’hui il y a une surabondance de logements, de biens de consommation durables et de véhicules.

19 :  Même si la politique des taux baissent fortement au nominal. La hausse des taux de cartes de crédit, de prêts automatique et de prêts avec moins disponibilité de crédit entame gravement présentent la capacité des foyers à emprunter.

20 : Le combat pour ramener le taux d’épargne des ménages au niveau d’il y a une dizaine d’années (environ 6 % du PIB) doit se produire paradoxalement lentement (paradoxe keynésien de l’économie) : si cet ajustement se produit en 12 mois (au regard du PIB actuel) : le résultat serait une contraction de l’économie situé entre 7 et 10%. Sur 24 mois : 5% (en 1957-58 la récession fût de 3,7%, en 2001 : 0,4%, sur la période 1990-99 : 1,3%. Sur 4 année la contration se situerait entre 4 et 5%. La contraction pourrait être trois fois plus longue et profonde que toutes les autres crises.

Auteur de l’article original : Nouriel Roubini
Article original : RGE monitor

Traduction par electronx

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