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SAINT-PÉTERSBOURG, 24 novembre – RIA Novosti.
L’Europe sera la première perdante du déploiement du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, a estimé lundi à Saint-Pétersbourg le premier ministre russe Vladimir Poutine.
“On ne sait pas qui sortira vainqueur de ces actions, mais il est clair que le monde dans son ensemble et l’Europe en premier lieu vont perdre”, a-t-il affirmé lors d’une conférence internationale sur le droit humanitaire.
“Quels que soient les arguments avancés par nos partenaires américains, ce projet vise à corrompre le potentiel stratégique de la Russie, et nous ne pouvons pas ne pas réagir de manière adéquate”, a-t-il constaté.
Dans le même temps, M. Poutine a souligné que la Russie était prête à renoncer aux mesures de rétorsion si la nouvelle administration américaine s’abstenait de déployer le bouclier antimissile en Europe.
Les Etats-Unis envisagent de déployer en Europe de l’Est des éléments de leur bouclier antimissile pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran ou de Corée du Nord. Ils comptent ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet malgré les tentatives américaines pour rassurer la Russie.
Le 5 novembre, dans un message adressé à l’Assemblée fédérale (parlement), le président russe Dmitri Medvedev a dévoilé son plan de riposte, annonçant le déploiement de missiles de théâtre Iskander dans l’enclave de Kaliningrad, sur la mer Baltique coincée entre la Pologne et la Lituanie, et la mobilisation des moyens de lutte électronique en vue de neutraliser le bouclier antimissile américain.
Source : Novosti
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Par Olivier Zajec
Produite par la Télévision centrale de Chine (China Central Television, CCTV), une série documentaire a connu un succès retentissant en Chine, en 2006 : Daguo Juequi (« L’ascension des grandes puissances ») (1). S’appuyant sur des entretiens menés avec des historiens et des dirigeants internationaux (dont l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing), et suffisamment rigoureuse pour avoir été diffusée (Lire la suite…)
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Considérable bouleversement discrètement en cours
14 novembre 2008 — Il devrait suffire de consulter cette réponse du président russe Dmitri Medvedev à une question, dans l’interview du Figaro, le 13 novembre, pour mesurer le changement intervenu dans les relations paneuropéennes, essentiellement entre la Russie et les grands pays de l’UE, et plus généralement dans les relations internationales en général, avec les deux crises successives de Géorgie (7 août 2008) et du système financier international (15 septembre 2008). La question est celle-ci: «Vous participez ce week-end au sommet de Washington sur la crise. Arrivez-vous à Washington avec des propositions précises?», – et cette question, en vérité, aurait aussi bien pu mentionner le sommet entre la Russie et l’UE, aujourd’hui à Nice, avant le sommet du G20 à Washington…
Voici la réponse de Medvedev:
«Non seulement je vais arriver avec des propositions mais je les ai déjà envoyées au président Sarkozy, au premier ministre Berlusconi, à la chancelière Merkel, au premier ministre Brown. Ce n’est pas un secret, nous partageons la même vision de la genèse et de la nature de la crise. Nous devons trouver des solutions pour stabiliser durablement le système financier et le réformer. Comment minimiser les dégâts de la crise actuelle ? Comment éviter la répétition d’une telle crise ? Nous devons trouver les réponses à ces deux questions clés.
»La nouvelle architecture financière mondiale doit être en premier lieu plus transparente, plus prévisible. Il faut jeter les bases d’un nouveau Bretton Woods qui comprendra de nouvelles institutions internationales de crédit, un nouveau système de comptabilité, un nouveau système d’assurance du risque. Nous avons proposé l’idée d’un système d’alerte préalable des risques, qui doit être repris à leur compte par tous les pays.»
Nos lecteurs comprendront aussitôt que l’intérêt principal de cette réponse, pour nous, est, plus que dans le contenu des propositions de Medvedev, cette précision concernant ces mêmes propositions, qui nous paraît essentielle: «…je les ai déjà envoyées au président Sarkozy, au premier ministre Berlusconi, à la chancelière Merkel, au premier ministre Brown. Ce n’est pas un secret, nous partageons la même vision de la genèse et de la nature de la crise.» Cette idée de coopération et de proximité de pensée démontrée par la nécessité de cette coopération a été confirmée par le même Medvedev hier à son arrivée à Nice, pour le sommet Russie-UE. Il a estimé que la Russie et l’Union européenne allaient pouvoir «parler d’une seule voix» au sommet de ce week-end, aux USA, sur la crise financière. (Egalement, cette déclaration du n°2 du ministère (Lire la suite…)
