Dans un billet en date du 15 août, nous dénoncions la “pantalonnade“ de l’augmentation des tarifs d’EDF de 1,9% pour les particuliers. Nous étions pourtant alors loin de nous douter de l’existence d’une autre augmentation, cachée celle-là, révélée par Mediapart : “Officiellement, les prix de l’électricité augmentent en moyenne de 1,9% à partir de samedi 15 août. Derrière ces augmentations “raisonnables” selon la ministre des Finances se cache une révolution tarifaire que le gouvernement n’a pas le courage politique d’assumer. Au nom de la concurrence, de la réalité des coûts, tous les modes de calcul ont été revus. Conséquence : les plus petits vont payer pour les plus gros. Les abonnements les plus bas pour les particuliers augmentent ainsi de 172%. En revanche, les plus gros consommateurs particuliers voient leur abonnement baisser de 25%. Selon l’avis de la Commission de régulation de l’énergie, 3 millions de sites pourraient subir des augmentations supérieures à 10%, 1,5 million de sites allant au-delà de 15%. Le gouvernement s’est bien gardé de faire la moindre publicité sur cette réforme, qui pose les bases du démantèlement des tarifs régulés.” Cette dissimulation gouvernementale est un premier scandale. En voici un autre : malgré l’article de Mediapart, aucun autre média n’en fait mention !
De la même manière, il nous a fallu longuement chercher pour trouver la trace du bilan semestriel publié par EDF, finalement dénichée dans cette dépêche en date du 30 juillet, signée de l’agence Reuters, non reprise ailleurs et pourtant passionnante : “EDF annonce un résultat brut d’exploitation (Ebitda) au 1er semestre 2009 meilleur qu’attendu en raison (Lire la suite…)
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A la demande de l’auteur, pour une lecture complète de cet article dont un simple extrait est reproduit à présent sur ce présent post, veuillez cliquer sur la source.
Merci
Extrait :
Pour des besoins professionnels ou privés, pour travailler, jouer ou juste surfer dans un minimum d’espace, vous avez besoin d’un ordinateur portable. Désormais tous les jours de l’année, c’est le moment de vous faire plaisir puisque les prix n’ont de cesse de chuter. A chaque période propice, rentrée scolaire, noël, soldes, les différentes offres commerciales deviennent alors encore plus alléchantes et la tentation encore plus grande. Avant d’y céder légitimement, lisez bien ce qui suit, car un consommateur ou une consommatrice informé(e) en vaut deux.
Pour comprendre : l’exemple de l’industrie automobile
Imaginez que quelques mois après l’achat de votre nouvelle et rutilante voiture, vous appreniez d’abord par hasard via des clients, puis ensuite de manière officielle par le constructeur, qu’il ne faut surtout plus rouler au-delà de 90Km/h, même sur autoroute, au risque d’endommager irrémédiablement le moteur.
Sachant cela, imaginez deux cas:
- Votre voiture étant encore sous garantie, vous retournez voir le concessionnaire et celui-ci vous oblige à contacter directement le constructeur via une hotline surfacturée pour procéder à la réparation. Injuste et chronophage.
- Votre voiture n’est plus sous garantie, même depuis 1 semaine seulement, et le concessionnaire vous propose alors un devis et une réparation moyennant finance, une facture qui peut s’élever très rapidement. Une simple escroquerie en somme.
Dans l’industrie automobile en cas de défaut avéré et majeur, rendant le véhicule inutilisable voire dangereux, des…
Suite de la lecture ici –>Source : cpolitic
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Par Nicolas Voisin
“Ce que n’avaient pas prévu les auteurs de Science-Fiction c’est que les aaaliens arriveraient en bêta. Le web était passé par là…”
Aaaliens est constitué d’une fédération de blogueurs souhaitant mutualiser (partager et co-enrichir) leurs veilles et leurs recommandations. C’est un outil – voir un postmedia – de “blogger ranking” ou de “linkjournalism” (une “agence de presse de liens”?).
Aaaliens est maintenant disponible dans une version “zéro”. Le site sera en permanence actualisé. En fonction de vos souhaits.
Pensé à partir d’une page blanche (ou presque) par des fous à lier, aaaliens répond cela dit à une vraie stratégie d’audience, pensée pour contrer Digg et Google (en se nourrissant de nos Delicious) et comme nous semblant être le (Lire la suite…)
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Eric Filiol, cryptologue issu du monde militaire, dirige le laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles de l’ESIEA-Laval (Ecole supérieure en informatique, electricité et automatique). Au moment où, pour la troisième fois en quatre ans, des chercheurs viennent de démontrer que certains certificats électroniques peuvent être contrefaits, il commente l’évolution de la sécurité informatique.
Pourquoi cette faille essentielle dans la sécurité d’Internet n’a-t-elle pas été comblée ?
C’est le problème éternel de la sécurité : celle-ci a un coût, financier et humain. Dans le cas présent, les différentes autorités de certification, et plus généralement les industriels de l’informatique, n’ont pas jugé utile d’investir, préférant relativiser la portée des avertissements. Un laxisme dont risquent de faire les frais les utilisateurs, qui se connectent sur des sites apparemment dignes de confiance.
Espionnage, vol de données, racket : le pouvoir de nuisance des “cyberbandits” va bien au-delà du piratage des sites sécurisés. Cette délinquance électronique augmente-t-elle ?
Les cyberattaques réussies étant par définition indétectables, il est très difficile d’évaluer leur portée réelle. D’autant que les entreprises comme les banques ne s’en vantent pas, et ne déposent pas plainte tant que le préjudice n’est pas supérieur au bénéfice. Tout ce que l’on peut dire, c’est que n’importe quel bon informaticien, en n’importe quel point du monde, est une menace potentielle. Et qu’il est beaucoup plus rentable et moins risqué de pratiquer le rapt de données informatiques que le rapt d’enfant. Ou que d’aller braquer une banque.
Quelle est l’arme la plus efficace pour les pirates du Web ?
La grande menace, ce sont les “botnets” : un ensemble de machines zombies tombées sous le contrôle d’un attaquant, via un “ver” ou un cheval de Troie, et exploitées de manière malveillante. Les plus gros botnets découverts dans le monde impliquaient la prise de contrôle de trois à quatre millions de machines : avec ça, un (Lire la suite…)
Après les fêtes de fin d’année, et leur lot d’excès gastronomiques, les bonnes résolutions que nous n’avons pas manquer de prendre pour 2008 se mettent en place.
Je vous propose d’en ajouter une qui devrait se révéler très bonne pour votre santé, en tout cas selon les études qui ont été menées et les recommandations qui sont faites par les organismes de santé publique.
Bannir de notre alimentation, autant que possible, une classe d’acides gras, appelée, dans le jargon scientifique, « TRANS ».
Ces acides gras « trans », qui sont peu présents naturellement dans l’alimentation, sont le résultat de l’hydrogénation des acides gras polyinsaturés par l’industrie agroalimentaire, dont l’objectif est à la fois de désodoriser les huiles, et de les rendre plus solides, en augmentant leur température de fusion. Ainsi, ces huiles rancissent moins vite et apportent un moelleux incomparable aux aliments dans lesquels elles sont ajoutées.

Meilleure conservation, goût plus subtil, texture plus agréable, tout serait parfait dans le meilleur des mondes industriels si les acides gras « trans » n’étaient pas nocifs pour la santé.
En effet, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments et de nombreuses études menées aux Etats-Unis, ces matières grasses seraient responsables à la fois d’une augmentation du taux de mauvais cholestérol (Lire la suite…)
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Parmi les multiples familles de piles à combustible, qui fabriquent de l’électricité avec de l’hydrogène et de l’oxygène, les modèles à membranes en polymère présentent de nombreux avantages. Robustes, elles conviendraient à de nombreux usages, dont l’automobile. Mais elles coûtent cher à cause du platine qu’elles contiennent. Il suffisait de trouver l’astuce pour s’en passer…
Dans une pile à combustible, un matériau appelé électrolyte sépare les deux électrodes. Du côté de l’une (l’anode, qui émet les électrons) est amené de l’hydrogène tandis que de l’oxygène arrive de l’autre (côté cathode, donc). Entre les deux, l’électrolyte voit transiter les ions (le plus souvent des protons, H+, donc les noyaux d’hydrogène qui ont perdu leurs électrons), le résultat étant une émission d’eau. Autour de ce principe de base existent de multiples variantes, qui diffèrent par à peu près tous les éléments. L’électrolyte, notamment, peut être un liquide, ce qui présente quelques inconvénients.
Les efforts sont nombreux pour réaliser un électrolyte solide, constitué d’un polymère rendu conducteur. Il devient alors une fine membrane séparant les deux électrodes. On sait le faire depuis longtemps avec des membranes faites d’un polymère chimiquement actif, soit acide soit alcalin (ou basique, pourrait dire un chimiste), capable de faire transiter des ions. Le cas le plus étudié est celui des membranes acides, perméables aux ions H+. Un tel produit figure au catalogue de Dupont de Nemours, sous le nom de Nafion. Appelées PEMFC (Proton Exchange Membrane fuel Cell, pile à combustible à membrane échangeuse de protons), ces piles ont par exemple été utilisées dans des missions spatiales depuis les années 1960.

Schéma de la pile à membrane alcaline (cliquer sur l’image pour l’agrandir). Du côté de l’anode (ici en nickel-chrome), l’hydrogène s’oxyde et forme de l’eau en émettant des électrons dans le circuit. Au niveau de la cathode (en argent), l’oxygène est réduit et récupère des électrons. Entre les deux, la membrane, qui constitue l’électrolyte, se laisse traverser par les ions hydroxyles (OH-). © Lin Zhuang
Mais elles peinent à sortir de ces prestigieux marchés. La raison est leur coût. Il faut leur ajouter du platine, au niveau des électrodes, qui fait office de catalyseur pour faciliter les réactions chimiques indispensables. On voit mal comment équiper ainsi un parc mondial de voitures électriques…
Prototype prometteur
Pour se passer du platine dans les piles à combustible, les scientifiques imaginent différentes solutions. Une équipe chinoise, de l’université Wuhan, menée par Lin Zhuang, vient d’apporter une réponse, publiée dans la revue Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences). Ces chercheurs ont utilisé une membrane alcaline, qui fait transiter les ions hydroxyles (OH-). Il s’agit donc d’une APEFC (alkaline polymer electrolyte fuel cell). Ce principe est connu depuis des lustres et utilisé sur les piles à électrolytes liquides dites AFC (alkaline fuel cell). Ce genre de membrane a déjà été utilisé mais requérait aussi du platine.

De la poudre de sulfone à ammonium quaternaire, à droite le même composé en solution et la membrane obtenue après polymérisation (QAPS, quaternary ammonium polysulphone), bien moins coûteuse que les membranes à échange de protons des actuelles PEFMC. © National Academy of Sciences, Pnas
L’équipe chinoise est parvenue à s’en passer en utilisant un polymère particulier (un polysulfone, quaternary ammonium polysulphone, ou QAPS). La cathode (l’électrode côté oxygène) est en argent. L’anode (côté hydrogène) est en nickel, recouverte de chrome, un traitement qui empêche d’intempestives réactions d’oxydation, expliquent les auteurs, le nickel jouant le rôle de catalyseur.
Le prototype réalisé a fourni 50 milliwatts par centimètre carré de membrane à 60°C, « sans signe de dégradation durant les cent heures de l’essai ». La puissance est faible, les PEMFC actuelles fournissant quatre ou cinq fois plus. Mais cette pile n’est qu’un exercice de laboratoire qui démontre l’intérêt d’une nouvelle voie, où la catalyse est assurée par du nickel plutôt que par du platine. De quoi changer radicalement la donne industrielle et commerciale des piles à combustibles…
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LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir :
1. la prise de conscience de la longue durée de la crise
2. l’explosion du chômage dans le monde entier
3. le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation
Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres (voir GEAB N°28), qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde ’développé’ et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.
Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers.
La crise durera au moins jusqu’à la fin 2010
Comme nous l’avons détaillé dans le GEAB N°28, la crise affectera de manière diversifiée les différentes régions du monde. Cependant, et LEAP/E2020 souhaite être très clair sur ce point, contrairement aux discours actuels des mêmes experts qui niaient l’existence d’une crise en gestation il y a trois ans, qui niaient qu’elle soit globale il y a 2 ans et qui niaient il y a seulement six mois qu’elle soit systémique, nous anticipons une durée minimale de trois ans pour cette phase de décantation de la crise [(Lire la suite…)
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La plus grande part des connaissances que nous avons sur le monde, nous les avons reçues à travers des médias. Celle que nous avons acquise au cours d’une expérience directe des choses mêmes ou d’un rapport personnel avec des être humains (nos parents, nos maîtres, nos amis) représente moins que les millions d’images, de discours, d’expériences « de seconde main » dont nous sommes redevables à des dispositifs techniques destinés à enregistrer et transporter jusqu’à nos cerveaux un certain type d’information ordonnées suivant un certain code (telle est la définition que nous donnerions d’un média). Et encore, les premiers ont largement recouru aux seconds (nos professeurs ont employé des livres, nous avons communiqué avec nos amis par téléphone ou courriel, etc..).
Or notre système politique, la démocratie, repose la fiction, d’une opinion rationnelle parfaitement informée transformée par la magie du vote en volonté populaire juste. Tandis que notre culture repose, elle, sur l’idéal d’un individu rationnel, critique, capable de juger en connaissance de cause d’un monde dont il saisit la complexité. Mais nous savons parfaitement que le citoyen/individu n’a ni le temps, ni les capacités, ni les possibilités matérielles d’aller recueillir les informations à la source, de les vérifier, de les analyser… En ce sens les médias s’interposent entre le monde et nous, tout en accroissant les possibilités de nos sens et de notre cerveau d’appréhender ce monde.
Dans ces conditions, il n’y a pas à s’étonner que la « critique des médias » au sens large soit presque aussi vieille que la pensée (du moins que la pensée dont nous avons conservé la trace, donc médiatisée sous forme de manuscrits). Par critique des médias au sens large, nous entendons, par exemple, les prises de position de la plupart des religions sur la question de l’image (est-il ou non licite de représenter le dieu ou l’élément sacré offert à l’adoration des fidèles ?) ou encore les questions que posent les premiers philosophes (à commencer par Platon dont le mythe de la caverne est l’archétype de toute critique des médias des siècles suivants) sur le caractère du théâtre, du livre, des arts pour libérer ou au contraire asservir notre esprit, l’approcher ou l’éloigner de la vérité.
Pour faire simple, nous dirons qu’il est possible de critiquer les médias pour ce qu’ils ne font pas et pour ce qu’ils font.
La première critique repose sur l’image de la perte : les médias ne nous représentent pas bien le monde réel, ils nous (Lire la suite…)
Guillaume Duval : loin du « New deal »
(…) Le plan annoncé par Nicolas Sarkozy corrige donc enfin de façon significative la mauvaise trajectoire budgétaire sur laquelle la France était engagée. Le volume revendiqué officiellement pour ce plan, 26 milliards d’euros sur deux ans, n’a cependant rien d’extraordinaire : il représente une dépense supplémentaire de 0,7% du PIB sur chacune de ces deux années.
De plus, comme toujours, quand on en connaîtra le détail de façon précise on se rendra probablement compte que ce volume affiché inclut nombre de mesures d’ores et déjà engagées ou prévues. A titre de comparaison, les pouvoirs publics des Etats-Unis ont investi cette année 2,5% du PIB pour soutenir l’activité et Barack Obama prépare pour 2009, des mesures encore plus ambitieuses… (…)
les mesures à portée sociale, … restent elles aussi très limitées : au lieu par exemple d’augmenter le niveau des minima sociaux, qui ont perdu ces dernières années beaucoup de pouvoir d’achat, le gouvernement se contentera de verser une prime unique de 200 euros aux titulaires de minima sociaux (soit 760 millions d’euros, 3% du total du plan de relance…).
« Nous ne pouvons en aucun cas nous permettre qu’une émission de bons du Trésor ne soit pas entièrement souscrite…Cela conduirait à une absence de liquidités pour le paiement des retraites et des salaires. Cela serait comme l’Argentine, » a déclaré Maurizio Sacconi, le ministre italien du travail à la RAI, la télévision italienne.

Coût des contrats d’assurance sur la dette italienne, en points de base (0,01%)
La faiblesse stucturelle de la monnaie européenne tient au fait qu’elle réunit des économies dont la situation est fort différente, et des Etats dont le crédit est sans comparaison. Ce qui explique par ailleurs la sévérité des critères de Maastricht. A défaut de politique fiscale unifiée, seul reste le critère du déficit pour éviter les tensions centrifuges.
Dans la situation actuelle, qui contraint les Etats à s’endetter lourdement, les anciennes peurs et les tensions à l’oeuvre à l’époque du SME – qui avaient provoqué son éclatement – refont surface.
Cela se traduit par une divergence de plus en plus forte du coût de la dette entre les pays du nord et du sud de l’Eurozone.
Le système euro pourrait être mis douloureusement à l’épreuve si l’Italie ou l’Espagne ne parvenaient plus à lever des fonds. L’Europe serait-elle capable d’organiser un refinancement ? Quel Etat, dans la situation actuelle, accepterait d’alourdir sa dette par solidarité européenne ?
Comment l’Euro se comporterait-il si l’Italie était mise sous la tutelle du FMI ?
Cout des CDS, les contrats d’assurance contre le défaut de remboursement d’un emprunt, sur les dettes des Etats, à la fin novembre. Points de base.

La Grande Bretagne risque-t-elle une faillite ?
Martin Wolf : la Grande Bretagne risque un désastre
Wolf s’inquiète de la possibilité d’un effondrement de la Livre, tant sont importants les besoins de financement requis pour faire face à la crise.
Les emprunts nécessaires pour financer la dette d’Etat représenteront 8% du PIB en 2009, 6,8% de 2010 à 2011, puis 4,1% de 2012 à 2013. La dette publique nette atteindra 57% dans quatre ans. Comptabilisée selon les critères de Maastricht, elle sera de 68% en 2012-2013, et le déficit atteindra 8,1% en 2009.
Pritchard-Evans : l’Angleterre en faillite ?
On ressent désormais une peur palpable que les investisseurs se détournent des emprunts anglais, avec un déficit (Lire la suite…)
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Selon Robert Riblet, il n’existe qu’un seul gros lot par rouleau de 150 tickets à gratter. Une fois ce ticket vendu, les suivants sont perdants à coup sûr.
La Française des jeux (FDJ) a perdu, mercredi 26 novembre, le procès en diffamation qu’elle avait intenté à Robert Riblet, un ingénieur à la retraite qui dénonce le manque d’intégrité des jeux de grattage en France. En quelques années, ce sexagénaire est devenu le cauchemar de la FDJ. Selon lui, l’opérateur n’aurait pas hésité à lui proposer 450 000 euros pour acheter son silence, ce que la FDJ dément. L’histoire est d’autant plus sérieuse pour la FDJ qu’une instruction est en cours à Nanterre pour “escroquerie et abus de confiance”, à la suite d’une plainte de M. Riblet.
A Paris, le retraité était poursuivi pour avoir déclaré en février 2006, sur Europe 1 ainsi que dans des entretiens au Journal du dimanche (JDD) et à 20 Minutes, que les joueurs étaient “victimes de discriminations”, certains d’entre eux “grattant parfois sans avoir aucune chance de gagner”. A ses yeux, la Française des jeux est responsable d’une “tricherie organisée”. Jugeant ces propos “diffamatoires” et “blessants à l’égard des neuf cents collaborateurs, trente-neuf mille détaillants et vingt-neuf millions de joueurs” de France, la FDJ avait assigné M. Riblet en justice.
UN GROS LOT PAR CARNET DE 150 TICKETS
Mercredi, la 17e chambre correctionnelle a relaxé M. Riblet, tant dans le dossier Europe 1 que dans le dossier JDD et 20 Minutes. Le tribunal lui a accordé le bénéfice de la bonne foi, estimant que le propos, “pour vif qu’il soit, ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d’expression dans une telle controverse”. Le tribunal relève même que l’ensemble des éléments de preuve apportés par M. Riblet “confère un assez large crédit aux faits objectifs” qu’il a relevés.
Selon Robert Riblet, dans chaque carnet de tickets, dont la valeur totale est de 150 euros, il y a environ 50 euros (soit environ un tiers) de petits lots afin de maintenir l’addiction des joueurs, les deux tiers restant étant perdants. M. Riblet reproche ainsi à la FDJ de court-circuiter le hasard en proposant des gains qui n’ont rien d’aléatoire. Lors de l’audience du 22 octobre, deux buralistes ont témoigné avoir constaté que seul un lot significatif était présent par livret. Certains accros du jeu au courant de la faille – voire certains buralistes – augmentaient ainsi leurs chances de gagner en ne piochant que dans les livrets n’ayant pas encore fourni le précieux ticket. A l’inverse, une fois le gros lot du carnet parti, les clients suivants n’auraient plus la moindre chance de toucher un gain important jusqu’à épuisement du rouleau.
En 2007, les jeux de grattage ont représenté 36 % du chiffre d’affaires de la FDJ, soit 3,441 milliards d’euros sur un chiffre d’affaires global de 9,306 milliards d’euros. Contactée, la Française des jeux n’avait pas encore réagi mercredi en fin d’après-midi.
Source : lemonde.fr
